•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Partage Saint-François de Sherbrooke veut un financement récurrent 

L'organisme Partage Saint-François à Sherbrooke
L'organisme Partage Saint-François à Sherbrooke
Radio-Canada

Le Partage Saint-François a fait des efforts considérables au cours de la dernière année pour améliorer ses finances, mais les choses sont loin d'être réglées. L'organisme dénonce toujours son sous-financement.

« C'est notre pain quotidien les difficultés financières. On vit de subventions et de dons de la communauté, rappelle le directeur général, Sébastien Laberge. Mais pour donner des services essentiels à la population, il devient difficile d'arrimer nos budgets et les besoins qui nous sont demandés par les résidents. »

Sébastien Laberge, DG du Partage Saint-FrançoisSébastien Laberge, DG du Partage Saint-François Photo : ICI Estrie

Il soutient aussi que l'organisme est grandement sous-financé. Ainsi, Québec octroie 3500 $par année par lit à ce centre d'accueil pour personnes itinérantes. En comparaison, une maison d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale peut recevoir 70 000 $ par année par lit. 

Aussi, le Partage St-François, malgré ses 30 ans d'existence, n'est toujours pas inscrit au Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) du ministère de la Santé et des Services sociaux.

La grande majorité des organismes du Québec reçoivent des subventions de ce programme-là. Même si nous sommes reconnus, il n'y a pas d'argent neuf dans ce programme, mais les besoins augmentent.

Sébastien Laberge

Clientèle de plus en plus complexe

Le directeur général du Partage Saint-François soutient qu'assurer la pérennité des services de l'organisme est de plus en plus difficile.

« Auparavant, nous étions calqués sur un modèle caritatif où nous étions très près de la charité chrétienne. Des gens avec leur coeur qui accueillaient des moins bien nantis pour leur offrir le gîte et le couvert. Aujourd'hui, les gens ont souvent de lourdes problématiques en santé mentale et n'ont pas accès à des ressources dans le milieu de la santé. »

Si on n'aide pas ces gens-là, ils se ramassent à la rue, finissent à l'urgence, au poste de police. Au bout du compte, ils vont nous coûter collectivement beaucoup plus cher que si on est capable de leur donner des soins ici.

Sébastien Laberge, DG du Partage Saint-François

Une aide de la Ville 

Cet été, la Ville de Sherbrooke a confirmé une nouvelle aide financière ponctuelle de 28 000 $ pour le Partage Saint-François. Cette subvention servira à éponger une dette de 13 000 $ à Hydro-Sherbrooke ainsi qu'à compléter la réorganisation des espaces du 400, rue Galt Ouest.

L'organisme a amorcé une restructuration en 2015 qui s'est soldée par un déménagement pour permettre à l'Accueil Poirier et au comptoir de cohabiter dans un même endroit et ainsi réduire les coûts. Leur déficit pour l'année 2015-2016 est ainsi passé à 70 000 $, plutôt que les 200 000 $ anticipés. 

« Le Partage Saint-François joue très bien son rôle, mais il avait des difficultés financières importantes, alors les partenaires devaient s'asseoir ensemble pour trouver des solutions », estime le conseiller municipal Serge Paquin.

Serge PaquinSerge Paquin Photo : ICI Estrie

Il faudra que le ministère accepte de [le] subventionner dans les mêmes proportions que dans les autres régions du Québec.

Serge Paquin

Une demande de soutien doit d'ailleurs être déposée auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux pour obtenir un soutien financier. « La meilleure façon de nous aider, pour l'instant, c'est de venir nous voir au comptoir familial. Nous réussissons à aller chercher 250 000 $ chaque année avec ce comptoir », dit M. Laberge.

Le Partage Saint-François peut accueillir jusqu'à 34 hommes chaque soir. 

Estrie

Pauvreté