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Le bilan de l'attentat du 3 juillet à Bagdad s'alourdit encore

Une femme réagit le 4 juillet 2016 sur les lieux d'un attentat à la voiture piégée perpétré la veille dans une rue commerçante du quartier Karrada de Baghdad, en Irak.

Une femme réagit le 4 juillet 2016 sur les lieux d'un attentat à la voiture piégée perpétré la veille dans une rue commerçante du quartier Karrada de Baghdad, en Irak.

Photo : Ahmed Saad / Reuters

Reuters

Le bilan de l'attentat suicide au camion piégé qui a frappé le centre de Bagdad le 3 juillet dernier s'est alourdi à 324 morts et reste toujours provisoire, a annoncé dimanche la ministre irakienne de la Santé.

Adela Hmoud a précisé que l'identification des corps n'était pas encore terminée, mais que le décès de plusieurs personnes portées disparues avait été confirmé.

L'attentat, revendiqué par l'organisation djihadiste État islamique (EI), est le plus meurtrier commis dans la capitale irakienne depuis l'invasion américaine de 2003. Il a provoqué la colère de la population face aux autorités irakiennes, accusées d'être incapables de la protéger.

L'explosion, suivie d'un incendie, s'est produite dans une rue commerçante du quartier principalement chiite de Karrada.

Le précédent bilan officiel, communiqué le 7 juillet par le ministère de la Santé, faisait état de 292 morts.

Des civils fuient un assaut annoncé près de Mossoul

Par ailleurs, des milliers d'Irakiens redoutant une offensive des forces gouvernementales irakiennes ont fui ces dernières semaines la ville de Chirqat, contrôlée par les djihadistes de l'EI, à une centaine de kilomètres au sud de leur fief, Mossoul.

D'après l'agence des Nations unies pour les réfugiés et des responsables locaux de la sécurité, plus de 33 000 habitants sont partis au cours des deux derniers mois.

Le premier ministre irakien, Haïdar al Abadi, a promis de reprendre Mossoul d'ici la fin de l'année. La grande ville du Nord irakien est tombée entre les mains de l'organisation djihadiste en juin 2014. Elle est la plus grande ville du « califat » proclamé par Abou Bakr al Baghdadi.

Contrôler Chirqat et la ville voisine de Qayara, à une quarantaine de kilomètres au nord le long du Tigre, serait crucial pour protéger la base aérienne de Qayara, récemment reprise par les forces gouvernementales et qui pourrait servir de base logistique à une offensive contre Mossoul.

La base, endommagée lors de sa reprise par les forces irakiennes, est pour l'heure sous la menace de tirs de mortier et d'attaques à la roquette. Au sein du commandement de l'armée irakienne, on se borne à dire que l'opération sur Chirqat sera « prochainement » déclenchée.

Les habitants qui ont fui la ville ont été dirigés en partie vers un camp installé par les autorités irakiennes près de Hajjaj, à quelque 80 km plus au sud. Leurs récits sur la vie à Chirqat témoignent des difficultés de la vie quotidienne, marquée par des pénuries de vivres et d'eau. Ils disent aussi que les djihadistes y ont imposé leur interprétation rigoriste de la charia, la loi islamique.

État islamique, le règne de la terreur

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