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La mission de l'ONU prolongée au Soudan du Sud

Selon l'ONU, les trois quarts de la population du Soudan du Sud ont besoin d'aide humanitaire.

Selon l'ONU, les trois quarts de la population du Soudan du Sud ont besoin d'aide humanitaire.

Photo : La Presse canadienne / Beatrice Mategwa

Reuters


Le Conseil de sécurité a prolongé vendredi sa mission de maintien de la paix au Soudan du Sud jusqu'au 12 août, tandis que les États-Unis annoncent avoir reçu des informations faisant état d'un regain de violence dans le sud du pays.

Le mandat de la mission onusienne expirait dimanche, et le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l'unanimité de le renouveler pour une brève période. Il réfléchit également à l'instauration d'un embargo sur les armes dans le pays le plus jeune du monde et à l'envoi de davantage de soldats.

L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Samantha Power, a déclaré au Conseil de sécurité peu avant le vote que les dernières violences constatées à Juba étaient « effrayantes, mais malheureusement pas inattendues » du fait de l'incapacité des dirigeants du pays à coopérer.

« Nous avons reçu il y a peu des informations troublantes faisant état d'un regain de violence dans l'Équatoria [la région regroupant les trois États du Sud], et nous devons tous rester sur le qui-vive ce week-end parce que les événements sont susceptibles d'échapper une fois de plus à tout contrôle », a dit Samantha Power.

Les affrontements de début juillet ont fait au moins 272 morts au Soudan du Sud et menacent de relancer la guerre civile, qui a éclaté en décembre 2013 quand le président Salva Kiir a limogé son vice-président, Riek Machar, deux hommes issus de deux ethnies différentes. Elle a causé la mort d'au moins 50 000 personnes, selon l'ONU, et fait 2,5 millions de déplacés, pour une population totale de 11 millions d'habitants.

Un fragile accord de paix a été signé en août 2015, en vertu duquel Riek Machar est redevenu vice-président. Mais l'ancien chef rebelle n'est revenu qu'en avril dernier dans son pays, l'accord ayant été plusieurs fois mis à mal par la poursuite des combats.

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