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Le personnel médical toujours pris pour cible en Syrie

Une maternité soutenue par l'ONG Save the Children a été touchée au nord-ouest de la Syrie, faisant de nombreux blessés.

Une maternité soutenue par l'ONG Save the Children a été touchée au nord-ouest de la Syrie, faisant de nombreux blessés.

Photo : Reuters/Ammar Abdullah

Radio-Canada

Une maternité soutenue par l'organisme Save The Children a été bombardée vendredi dans le nord-ouest du pays. Il s'agit de la deuxième installation sanitaire bombardée depuis la semaine dernière.

Cet hôpital est le seul à offrir des services aux mères à 110 km à la ronde et accueille près de 1300 femmes et enfants par mois. 

Malgré une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU réaffirmant la protection des installations médicales, le personnel soignant et les patients sont toujours ciblés par les différentes factions de la guerre civile en Syrie, affirme le médecin franco-syrien Oubaida Al Moufti.

Dans une entrevue accordée à ICI Radio-Canada Première, le Dr Al Moufti explique que des attaques visent toujours délibérément les installations médicales de l'ONG Secours et Soins médicaux section France, dont il est le vice-président.

« Nous assistons à une vraie violation de toutes les conventions et résolutions de l'ONU ou de Genève », déplore-t-il.

À son avis, la dernière résolution adoptée par le Conseil de sécurité en mai 2016 « n'a eu aucun impact » sur la situation en Syrie, où les frappes contre les installations médicales ont été orchestrées depuis le début du conflit. Le Dr Al Moufti soutient même que, dans le nord du pays, la situation est même pire depuis l'adoption de cette résolution, notamment dans la ville d'Alep.

Quand on attaque une ambulance, on ne peut pas dire qu'on n'a pas vu que c'était une ambulance!

Dr Oubaida Al Moufti

« Les hôpitaux d'Alep sont hors service, mais la communauté internationale, elle, est hors connexion », résume-t-il.

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

Depuis quatre ans, plus de 750 membres du personnel de santé ont été tués dans le conflit qui secoue la Syrie. 

« Vous imaginez à quel point la situation est critique pour que les blessés par les bombardements refusent parfois d'aller à l'hôpital parce qu'ils ont peur d'être tués par une attaque visant cet hôpital », explique le Dr Al Moufti.

Ayant été plusieurs fois en Syrie, le Dr Al Moufti raconte dans quelles conditions les médecins doivent travailler : choix déchirant de blessés à secourir, amputations sur des enfants, tous ses collègues s'entendent pour dire que la situation est « très difficile ».

Le Dr Al Moufti estime que 10 000 médecins ont quitté la Syrie depuis 4 ans. « Les médecins qui restent sont les vrais héros », souligne-t-il.

Son organisation a lancé cette semaine le mot-clic #SOSMédecinsAlep afin d'attirer l'attention de la communauté internationale sur la situation.

Les corridors humanitaires entrent en fonction à Alep

L'agence officielle Sana rapporte que des dizaines de familles assiégées dans le secteur d'Alep ont pu quitter la ville en empruntant des corridors humanitaires ouverts par le régime.

L'agence signale également, sans préciser toutefois le nombre, que plusieurs combattants ont rendu les armes.

Le régime de Bashar Al-Assad a ouvert les corridors pour encourager les civils et les combattants souhaitant déposer les armes à quitter la vile. Le gouvernement souhaite ainsi récupérer le secteur d'Alep, qui est la deuxième ville du pays.

(Avec AFP)

Avec les informations de Reuters

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