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Des policiers d'Ottawa harcelés depuis la mort d'Abdirahman Abdi

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Quelques policiers au chevet Abdirahman Abdi, lors de son arrestation.

Quelques policiers au chevet Abdirahman Abdi, lors de son arrestation.

Photo : Youtube

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des policiers d'Ottawa disent se faire interpeller et harceler par des citoyens lorsqu'ils sont en fonction, depuis la mort d'un homme d'origine somalienne lundi.

Abdirahman Abdi, 37 ans, est mort après une arrestation controversée, dimanche matin, par deux policiers d'Ottawa.

L'Unité des enquêtes spéciales de l'Ontario (UES) se penche sur les circonstances entourant la mort de l'homme.

Selon le chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Charles Bordeleau, les agents subissent ce genre de comportement depuis l'incident de dimanche dernier.

« On se moque d'eux, on essaie de les inciter à réagir [négativement] », rapporte M. Bordeleau. « De 20 à 30 personnes peuvent s'assembler et filmer les échanges. [trad. libre] »

Il estime que de bonnes relations existent entre la communauté somalienne et la police d'Ottawa, mais que la confiance a été rompue.

Il y a eu une fracture dans ces relations-là. Nous travaillons très fort depuis dimanche pour avoir des conversations face à face pour les rétablir.

Charles Bordeleau, chef de police d'Ottawa

Charles Bordeleau souhaite comprendre les inquiétudes de la communauté somalienne, afin de retrouver le lien de confiance affaibli par la mort d'Abdirahman Abdi.

Tout en reconnaissant que la perception de la police par la population peut avoir changé dans les derniers jours, le chef Bordeleau a souligné à plusieurs reprises la nécessité de laisser l'UES de l'Ontario poursuivre ses démarches.

Il invite les citoyens à ne pas sauter aux conclusions.

« Nous avons démontré par le passé que nous pouvons travailler ensemble en tant de crise », a-t-il lancé, ajoutant que le service policier croit dans les principes de responsabilité et de transparence.

De son côté, le procureur général de l'Ontario et député d'Ottawa-Centre, Yasir Naqvi, estime que les communautés doivent se regrouper, afin de traverser cette épreuve.

« Ce que les gens d'Ottawa me dise, c'est que nous devons retirer des leçons de cette tragédie et nous devons nous assurer de le faire ensemble », a exprimé le député Naqvi.

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