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L'usage du glyphosate « devrait être sécuritaire » au N.-B. 

La médecin-hygiéniste en chef par intérim du Nouveau-Brunswick, Dre Jennifer Russell

La médecin-hygiéniste en chef par intérim du Nouveau-Brunswick, Dre Jennifer Russell

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le rapport de la médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick sur l'usage du glyphosate ne signale aucune exposition inhabituelle à l'herbicide dans la province.

Un texte de Antoine Trépanier TwitterCourriel

La Dre Jennifer Russell, qui occupe le poste sur une base intérimaire, a déposé vendredi à Fredericton son rapport sur l'herbicide qui a nourri la controverse dans les derniers mois.

« Nous reconnaissons qu'une incertitude existe à l'égard du glyphosate, mais selon l'examen que nous avons réalisé, les niveaux d'exposition à cet herbicide au Nouveau-Brunswick sont semblables ou inférieurs à ce qu'ils sont ailleurs », a déclaré Dre Russell.

« Notre examen n'a décelé aucune augmentation du risque pour les Néo-Brunswickois qui ont été exposés au glyphosate dans notre province. »

— Une citation de  Dre Jennifer Russell, médecin-hygiéniste en chef par intérim du Nouveau-Brunswick

Cette dernière affirme que les méthodes d'utilisation au Nouveau-Brunswick diffèrent de celles du reste du monde et qu'il n'est donc pas nécessaire de prendre des mesures supplémentaires pour protéger la santé publique dans la province, « pour le moment ».

Toutefois, elle note que les organismes de réglementation du monde entier sont encore à évaluer ce produit et que leurs positions ne seront pas connues avant 2017. Elle soutient également qu'aucune mesure supplémentaire pour protéger la santé publique au Nouveau-Brunswick ne doit être prise pour le moment. 

Dans son rapport, la médecin-hygiéniste en chef constate que l'herbicide est utilisé dans l'industrie forestière plus souvent que la moyenne nationale. On peut d'ailleurs y lire que le Nouveau-Brunswick est la deuxième province, après l'Ontario, relativement « aux hectares de terres forestières traitées avec du glyphosate en 2014 ». 

La Dre Russell a déclaré vendredi que ce rapport ne devait pas être public initialement, mais plutôt un « document interne ». Or, l'inquiétude de la population a incité le bureau de la médecin-hygiéniste en chef à le rendre public. C'est sa prédécesseure, Dre Eilish Cleary, qui avait commencé à étudier ce dossier avant d'être congédiée par le gouvernement dans des circonstances encore nébuleuses.

Dans les derniers mois, l'Agence internationale de recherche sur le cancer a classé cinq pesticides comme étant cancérigènes probables ou possibles. En tête de liste le glyphosate qui est un herbicide utilisé dans certaines régions du Nouveau-Brunswick.

L'industrie forestière et la société énergétique de la Couronne, Énergie NB, utilisent cet herbicide. Récemment, des dizaines de personnes se sont déplacées dans la capitale néo-brunswickoise pour demander au gouvernement d'interdire l'utilisation de ce produit.

Des réactions partagées

Le dépôt du rapport de la médecin-hygiéniste en chef a trouvé des échos dans l'industrie forestière. Le directeur général de Forêt NB, Mike Legere s'est dit ravi que la Dre Russell se soit penchée sur cet enjeu dans ce rapport très attendu.

« Ce rapport est conséquent avec les conclusions des agences environnementales et de la santé de partout dans le monde, y compris Santé Canada, l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis et l'Organisation mondiale de la santé », a déclaré M. Legere.

« Un rapport comme ça, qui nous dit, bien on n'est pas sûr. Bien quand on est dans le doute, on s'abstient. »

— Une citation de  Francine Lévesque, membre du groupe EcoVie

Ce dernier a également rappelé que cet herbicide est un outil parmi tant d'autres utilisé par l'industrie pour gérer les forêts.

Toutefois, le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick demeure inquiet de l'impact de cet herbicide sur l'environnement.

« Ce rapport confirme nos inquiétudes que le Nouveau-Brunswick utilise le glyphosate plus dans la forêt que dans d'autres provinces et on a une grande dépendance à ce produit. Donc par exemple, le Québec n'utilise pas des produits du tout », Zachary Bourque, du conseil.

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