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2700 victimes de trafic humain libérées en Amérique latine

La traite des personnes inclut de forcer quelqu'un à travailler, à se prostituer, à travailler dans un salon de massage érotique ou dans d'autres aspects du commerce du sexe.
La traite des personnes inclut de forcer quelqu'un à travailler, à se prostituer, à travailler dans un salon de massage érotique ou dans d'autres aspects du commerce du sexe. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Plus de 2700 victimes de trafic humain en Amérique latine ont pu être libérées grâce à une vaste opération policière menée par Interpol.

Menée en juin, l'opération Intercops – Spartacus III a permis de mettre la main au collet de 134 personnes et de défaire sept réseaux de crime organisé, a annoncé l'organisation de coopération policière internationale jeudi.

Les enquêteurs se sont concentrés sur quatre aéroports soupçonnés d'être des plaques tournantes du trafic humain : Ministro Pistarini (Ezeiza) à Buenos Aires (Argentine), Guarulhos à Sao Paulo (Brésil) et El Dorado à Bogota (Colombie).

Parmi les victimes figuraient 27 adolescentes utilisées comme prostituées ou main-d'œuvre bon marché dans différents pays.

Plusieurs Équatoriennes avaient été droguées à la sortie de l'école, puis emmenées hors du pays pour effectuer diverses tâches. Du côté du Pérou, 190 femmes et 250 hommes ont été sauvés d'un réseau d'exploitation sexuelle et d'esclavage dans la ville minière de Rinconada.

Les opérations Spartacus I et II avaient permis de sauver plus de 1000 victimes en 2012 et 2014.

Cette annonce d'Interpol survient à la veille de la Journée mondiale de la lutte contre le trafic humain, le 30 juillet.

Environ 45,8 millions de personnes sont maintenues en « esclavage moderne » dans le monde, selon l'organisme Fondation Walk Free. C'est en Inde qu'on trouverait le plus grand nombre d'esclaves, soit 18,35 millions, devant la Chine (3,39 millions) et le Pakistan (2,13 millions).

Le trafic humain au Canada

Peut être accusée de trafic d'êtres humains toute personne qui force une autre à travailler, ou à se livrer au commerce du sexe. S'il est reconnu coupable, un accusé s'expose à un maximum de 14 ans de prison et, si la victime est mineure, à un minimum de 5 ans.

Avec les informations de Agence France-Presse

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