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Des universitaires torontois veulent faire pousser des fruits dans le Grand Nord

Mohammed Aymen Afrani passera le mois sacré sans sa famille, comme de nombreux autres étudiants internationaux du Manitoba.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour les résidents du nord du Canada, au Nunavut par exemple, bien se nourrir représente un défi. Les fruits et légumes frais sont plutôt rares, et surtout très chers. Mais il y a de l'espoir : deux étudiants de l'Université Ryerson, à Toronto, ont créé une serre adaptée au climat.

Joanna et Simonie Kopak ont trois enfants, et ils admettent que nourrir toute la famille coûte cher. « Les fruits et les légumes sont tellement coûteux que c'est un produit de luxe », dit Joanna.

C'est qu'à Naujaat, sur le bord de la baie d'Hudson, ces aliments doivent être importés du sud, ce qui fait grimper leur prix et altère leur fraîcheur.

Cultiver le permafrost

Des étudiants de Toronto ont voulu changer la donne. Ben Canning, de l'Université Ryerson, est à l'origine de la construction d'une serre futuriste pour faire pousser des fruits et des légumes dans l'Arctique. Le projet a été financé à l'aide de dons.

« Tout le monde n'a pas accès à de la nourriture fraîche et c'est inacceptable », dit-il.

Il s'est rendu à Naujaat pour y construire la serre avant-gardiste adaptée aux conditions du Nord canadien.

« La lumière du soleil frappe ces panneaux, explique Ben Canning, et la chaleur est stockée dans le réservoir d'eau. »

La technologie employée par les étudiants permet de maintenir une différence de température de 30 degrés Celsius en moyenne entre l'intérieur et l'extérieur de la serre.

L'endroit est alimenté en énergie solaire durant sept mois, soit de mars à novembre, et ce, même lorsque la température descend sous le point de congélation.

Première année, première récolte :  brocoli, chou-fleur et chou frisé.

Une serre qui porte fruit

Les lacunes dans leur alimentation obligent parfois les Inuits de la région à prendre des vitamines en comprimés, surtout les enfants et les femmes enceintes.

« D'un point de vue nutritionnel [le projet de serre] est donc un immense progrès », soutient l'infirmière Maria Fraser.

Mais le projet ne sert pas qu'à fournir de la nourriture, il a également des vertus pédagogiques croit Mme Fraser. « Les enfants de Naujaat apprennent également les rudiments de l'agriculture », dit-elle.

À son avis, cette serre est une pousse d'espoir pour la génération future des Inuits au Canada.

D'après le reportage de Nicolas Pham

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