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Mission réussie pour Kanak, recrue canine du SPS

Kanak, la nouvelle recrue du SPS

Kanak, la nouvelle recrue du SPS

Photo : ICI Estrie

Radio-Canada

Kanak, la recrue canine du Service de police de Sherbrooke a déjà plus d'une vingtaine d'interventions derrière le collier. Et selon les experts et les jeunes qui travaillent avec lui, le chien Labrador a tous les atouts pour avoir une longue carrière.

« Il est très calme. C'est une zénitude ambulante. Il se déplace et quand il arrive dans une pièce, on sent le calme. On sent les gens s'apaiser, les gens qui sont anxieux. Il atteint le but recherché », se réjouit la maître-détective Karine Bédard.

Recruté il y a cinq semaines, Kanak a pour mandat d'accompagner durant tout le processus judiciaire les jeunes victimes d'agression physique ou sexuelle.

Comme il s'agit d'une première parmi les corps policiers au Québec, le labrador noir est en période d'essai durant deux ans.

Mais avec les résultats actuels, Mme Bédard croit que son mandat sera prolongé. « Tout le monde est emballé par le projet », assure-t-elle.

La maître-détective Mélanie Bédard en compagnie de KanakAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La maître-détective Mélanie Bédard en compagnie de Kanak

Photo : ICI Estrie

Un contact apaisant

« C'est un beau petit trésor, Kanak! » confie l'une des jeunes accompagnées par Kanak durant son processus judiciaire.

Ça me rend de bonne humeur quand il est proche de moi. Ça me donne une boule d'énergie, ça m'enlève tout le stress.

Une victime, qui s'est confiée sous le couvert de l'anonymat

Le constat est le même au Centre jeunesse de l'Estrie. L'intervenante Chantal Morin raconte que l'attitude d'une petite fille de sept ans victime d'abus physique et sexuel a complètement changé au contact de Kanak.

« Elle ne parlait pas, elle était très fermée. On a introduit Kanak. Elle a tout de suite commencé à flatter le chien. Il y a vraiment une ouverture qui s'est faite », soutient-elle.

Selon les situations, le chien peut être introduit à différents moments durant le processus.

« Il va souvent coucher sa tête sur la personne. La personne va le flatter. C'est comme si elle parlait au chien plutôt que de parler à la détective qui pose des questions », illustre Mme Morin.

L'aide de Kanak a été demandée jusqu'à maintenant dans 15 dossiers différents pour un total de 21 interventions.

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