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La Russie serait à l'origine de la fuite des courriels du Parti démocrate

Radio-Canada

Les services de renseignement américains ont la « forte conviction » que le gouvernement russe est à l'origine de la fuite de courriels du Parti démocrate, rapporte le New York Times.

Cette information a été transmise à la Maison-Blanche, ajoute le quotidien.

L'ancienne présidente du ComitéL'ancienne présidente du Comité national démocrate, Debbie Wasserman Schultz, s'adresse à des partisans avant l'arrivée d'Hillary Clinton et de son colistier Tim Kaine le 23 juillet à Miami. Photo : ? Scott Audette / Reuters

Les courriels, rendus publics vendredi, montrent que la direction du parti aurait favorisé la candidature d'Hillary Clinton au détriment de celle de Bernie Sanders.

Toutefois, selon les services de renseignement américains, les courriels auraient commencé à fuiter avant le coup d'éclat de WikiLeaks.

Plusieurs organisations et internautes auraient piraté le Parti démocrate. Parmi eux, un internaute caché sous le pseudonyme « Guccifer 2.0 ». Les services de renseignement pensent qu'il s'agit d'un agent russe.

La relation entre Trump et Poutine mise en cause

Le Parti démocrate suspecte Vladimir Poutine de vouloir aider le candidat républicain Donald TrumpLe Parti démocrate suspecte Vladimir Poutine de vouloir aider le candidat républicain Donald Trump Photo : Reuters/Carlo Allegri et Sergei Karpukhin

Pour les responsables de campagne d'Hillary Clinton, si la Russie a commis un tel acte, c'est probablement parce qu'elle aimerait voir Donald Trump gravir les marches de la Maison-Blanche.

M. Trump a certainement une forme d'amitié virile avec M. Poutine.

John Podesta, directeur de campagne de Hillary Clinton

L'hypothèse du Parti démocrate s'appuie sur la relation de complaisance qui lie Donald Trump et Vladimir Poutine.

En 2015, le président russe avait dépeint dans un média russe le milliardaire américain comme un « homme brillant et plein de talent ». Donald Trump lui avait à son tour déclaré son admiration en le qualifiant de « dirigeant fort » et « puissant ».

Les responsables de campagne concèdent toutefois qu'ils ne disposent d'aucune preuve à l'heure actuelle pour prouver l'implication de la Russie dans cette affaire.

De son côté, le candidat républicain accuse les démocrates de vouloir détourner l'attention du scandale des courriels en mettant de l'avant sa relation avec le dirigeant russe.

« Afin de détourner l'horreur et la stupidité du désastre de WikiLeaks, les démocrates se sont dit que c'était peut-être la Russie qui manigance avec Trump. Complètement fou! » a-t-il écrit sur Twitter.

Le milliardaire a aussi tenu à rappeler qu'il n'avait aucun investissement en Russie.

Dans une allocution mercredi, Donald Trump a qualifié de « farfelue » l'idée selon laquelle le gouvernement russe essaierait de l'aider en publiant les courriels du Parti démocrate.

Moscou contre-attaque

Moscou nie tout acte de piratage informatique.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dénoncé le manque de fondement de ces accusations. « Si on veut parler de soupçons contre un autre pays, il faut au minimum être concret et précis. Énoncer des hypothèses reflète un manque d'approche constructive » a-t-il déploré.

Le président Poutine a dit à plusieurs reprises que la Russie n'avait jamais interféré et n'interfère pas dans les affaires intérieures [d'un pays], surtout pas dans les processus électoraux d'autres pays.

Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin

La malédiction des courriels

Ce nouveau scandale de courriels a semé la controverse à la convention démocrate de Philadelphie.

Dimanche, la présidente du comité national du Parti démocrate, Debbie Wasserman Schultz, s'est vue contrainte de démissionner. Bernie Sanders avait réclamé son départ après la divulgation des courriels par WikiLeaks.

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