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À la conquête d'un nouveau sentier pédestre dans les Rocheuses

Aviron sur la rivière des Mille-îles

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un groupe d'amoureux de la randonnée s'est donné comme mission de construire un nouveau tronçon de 40 kilomètres de sentier le long de la ligne de partage des eaux entre l'Alberta et la Colombie-Britannique.

Le sentier Great Divide s'étend déjà sur 1200 kilomètres dans les Rocheuses entre le parc national des Lacs-Waterton, à la frontière américaine, et le parc provincial Kakwa, en Colombie-Britannique.

Il traverse en tout cinq parcs nationaux, sept parcs provinciaux et certains des plus beaux paysages des montagnes Rocheuses, si on se fie au président de l'association du sentier Great Divide, Brad Vaillancourt.

« Le sentier Great Divide relie presque toutes les meilleures pistes de randonnée des Rocheuses, presque toutes! »

— Une citation de  Brad Vaillancourt, président de l'association du sentier Great Divide
La ligne de partage des eaux sépare l'Alberta et la Colombie-Britannique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ligne de partage des eaux sépare l'Alberta de la Colombie-Britannique.

Photo : ICI Radio-Canada (Mario De Ciccio)

Un tronçon non protégé

Brad Vaillancourt est président de l'association du sentier Great Divide.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brad Vaillancourt est président de l'association du sentier Great Divide.

Photo : ICI Radio-Canada (Mario De Ciccio)

Cependant, 350 kilomètres du sentier Great Divide se trouvent dans les terres de la Couronne et ne sont pas protégés comme les sections qui se trouvent dans des parcs nationaux ou provinciaux.

« D'où l'existence de l'association du sentier Great Divide et sa mission de protéger, d'entretenir et de promouvoir le sentier », explique Brad Vaillancourt.

Chaque année depuis 30 ans, l'association organise une expédition d'entretien sur une partie du tronçon. Pour la première fois, elle a eu l'autorisation de la province de l'Alberta de construire 40 kilomètres de sentier pour remplacer un tronçon qui passe sur le terrain d'une mine de charbon.

« Nous voulons en quelque sorte déplacer le sentier dans un endroit plus joli et, surtout, là où il n'y aura pas de conflits entre la mine et les randonneurs. »

— Une citation de  Brad Vaillancourt

Des passions communes

Une trentaine de bénévoles se sont donc rassemblés au coeur des montagnes, où ils passent leurs journées à défricher la forêt pour laisser place au sentier.

Pour l'un d'entre eux, Jean-Michel Longval, il s'agit de la première expérience de ce type. Il est responsable de l'évacuation des eaux et il creuse des tranchées afin d'éviter que le sentier ne soit inondé et que les randonneurs n'aient à contourner le tracé érigé par le groupe.

« Personnellement, j'adore être dans la nature et travailler fort, on dort mieux la nuit! »

— Une citation de  Jean-Michel Longval

Pour Jean-François Cianci, un autre participant, le travail physique est certes difficile, mais la force du groupe réside dans sa passion pour la randonnée en plein air.

« Nous venons de différentes couches de la société, mais nous avons une chose en commun : on aime la nature et la marche, donc on se retrouve ici, raconte-t-il. On a aussi des gens qui étaient des randonneurs par le passé, qui aujourd'hui ne sont plus aussi actifs, mais qui viennent encore nous rejoindre de trois à cinq jours par année! »

Le travail pour la construction de ce nouveau tronçon du sentier pourrait prendre jusqu'à cinq ans.

En cinq jours, la trentaine de bénévoles a réussi à construire un peu plus de cinq kilomètres de sentier. 

Le prochain rendez-vous sera l'année prochaine, en espérant recruter de nouveaux travailleurs entre-temps.

Avec les informations et les images de Mario De Ciccio

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