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Une publicité pro-anglophones au centre-ville de Moncton

La soirée du hockey, 20 avril 1984

Radio-Canada

L'Association pour les droits des anglophones du Nouveau-Brunswick s'est payé un panneau publicitaire au centre-ville de Moncton pour sensibiliser la population aux droits des anglophones.

Le panneau publicitaire « Anglo have rights » (Les anglophones ont des droits) est le premier du genre pour l'organisme. L'association affirme l'avoir financé à l'aide de dons. 

La publicité est diffusée sur l'un des panneaux publicitaires au coin de la rue Main et de la rue King. Sur sa page Facebook, le groupe affirme vouloir faire de telles publicités dans d'autres communautés de la province. 

Selon l'organisation, la publicité a coûté 1000 $ et sera diffusée pendant trois semaines. 

Merci à tous ceux qui ont contribué et qui ont permis de faire de notre premier panneau une réalité.

Association pour les droits des anglophones du Nouveau-Brunswick

Le groupe est connu pour ses positions particulièrement hostile à l'égard de la dualité linguistique qui prévaut au Nouveau-Brunswick. Depuis plusieurs mois, des membres ont manifesté devant l'Assemblée législative pour dénoncer les politiques linguistiques « trop rigides » et discriminatoires à l'égard des anglophones, selon eux.

« Nous voulons avoir des membres qui nous supporteront. Notre cause n'est pas d'enlever des droits à qui que ce soit, mais de travailler avec le gouvernement et ultimement avec les francophones pour établir un équilibre et une logique pour amener des lois qui vont être profitables pour les deux communautés et réduire la tension entre nous », a déclaré la présidente de l'association, Sharon Buchanan.

Moncton est la seule ville canadienne officiellement bilingue. D'après le plus récent recensement fédéral, sur une population de 69 074 habitants, 43 030 des résidents de Moncton sont anglophones, alors que 21 275 ont le français comme langue maternelle.

La Ville de Moncton a refusé de commenter cette affaire. 

Le gouvernement quant à lui critique l'idée derrière cette campagne d'affichage. 

« Les gens peuvent certainement faire la promotion d'événements ou organiser des événements sur n'importe quel sujet de leur choix. Je ne suis pas d'accord avec la prémisse de la publicité puisque les droits de tous les Néo-Brunswickois sont protégés par la charte, peu importe leur langue. Notre gouvernement reste engagé sur la question du bilinguisme et nous reconnaissons les avantages considérables qui découlent de notre statut de province bilingue », réagit le ministre responsable des Langues officielles, Donald Arseneault.

La SANB réagit

À la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), on s'inquiète de cette campagne publicitaire qui lance un message erroné selon elle du bilinguisme au Nouveau-Brunswick.

Le président par intérim, Philippe Beaulieu, affirme que tous les citoyens ont droit de revendiquer leurs droits, mais maintient qu'il est en désaccord avec le signal que cela envoie à la communauté du Grand Moncton.

« Il faudrait qu'ils m'expliquent comment leurs droits sont lésés. Au Nouveau-Brunswick, lorsqu'on est enfant, on peut apprendre la deuxième langue officielle, donc en quoi ces droits-là sont lésés quand on arrive à un moment où on veut travailler au gouvernement provincial? », soutient M. Beaulieu.

L'un des enjeux dénoncés par l'association est le présumé fait que les anglophones, souvent moins bilingues que les francophones au Nouveau-Brunswick, sont désavantagés lors des concours d'emploi au gouvernement provincial.

Avec les informations de Nicolas Steinbach

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