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Parc Forillon : veille archéologique en vue de travaux à Cap-des-Rosiers

La cloche et le Monument-aux-Irlandais doivent être déplacés.

La cloche et le Monument-aux-Irlandais doivent être déplacés.

Photo : Courtoisie Parcs Canada

Radio-Canada

Au parc Forillon, Parcs Canada s'apprête à effectuer d'importants travaux de renaturalisation de la plage de Cap-des-Rosiers et de réfection de la route 132 dans le secteur de Cap-des-Rosiers. Mais avant, le territoire doit passer sous l'oeil de l'archéologue Martin Perron.

Un texte de Brigitte DubéTwitterCourriel

Depuis une semaine, il fouille ce secteur riche en histoire, entre autres en raison du naufrage du Carricks, un navire irlandais qui a sombré près de Cap-des-Rosiers en 1847, entraînant une centaine de personnes dans la mort.

Martin Perron fait ce qu'on appelle de l'archéologie préventive. « En vue de la réhabilitation de la plage, indique-t-il, il y aura des travaux d'excavation. Il faut donc délocaliser la cloche et le Monument-aux-Irlandais. »

Fouilles archéologiques à Cap-des-Rosiers, dans le parc Forillon.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fouilles archéologiques à Cap-des-Rosiers, dans le parc Forillon.

Photo : Courtoisie Parcs Canada

Parc Canada doit aussi retirer l'enrochement de la rive pour recréer un environnement plus propice à la faune marine et pour redonner la plage à la population.

Des travaux de « reprofilage » de la plage permettront également de limiter l'érosion côtière. Encore une fois, l'archéologue va s'assurer que ces travaux n'auront pas d'impact sur les ressources archéologiques.

Martin Perron rappelle qu'en 2011, des ossements étaient apparus sur la plage de Cap-des-Rosiers. Ils avaient été examinés par le coroner et envoyés au laboratoire de bioarchéologie de l'Université de Montréal. Ils avaient été identifiés, avec une forte propension, aux naufragés du Carricks, mentionne M. Perron.

On veut s'assurer qu'il n'y aura pas d'autres ossements qui vont sortir lors des travaux.

Martin Perron, archéologue de Parcs Canada

Selon la tradition, la plupart des naufragés du Carricks auraient été enterrés dans une fosse commune. Mais, selon Martin Perron, aucune indication ne permet de la situer. « Si elle a existé, si elle existe toujours, elle peut être sous l'eau, suppose l'archéologue. Les ossements ont pu être dispersés. Ce ne sont que des hypothèses. »

Protocole strict en cas de découvertes

Tournage du documentaire à Cap-des-RosiersAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tournage du documentaire à Cap-des-Rosiers

Photo : Courtoisie / Viveka Melki

M. Perron précise qu'en cas de découverte d'ossements, un protocole entrerait en vigueur.

La Sûreté du Québec serait mise au courant et les restes humains seraient envoyés au coroner pour une étude médico-légale visant à déterminer s'il s'agit réellement d'un site archéologique ou des restes d'une victime d'un crime plus récent. Il faudrait par la suite décider s'il y a poursuite, modification et/ou retard des travaux.

Lors du prolongement 132, d'autres découvertes sont possibles. Il pourrait s'agir de vestiges autochtones ou d'habitations des anciens résidents du parc Forillon.

Martin Perron sera de retour en août et en septembre pour assurer la surveillance archéologique avant l'exécution des autres phases des travaux.

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