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La Ville de Rouyn-Noranda pourrait autoriser les microcochons comme animaux de compagnie dès l'automne

Johnie le microcochon de Mélissa Morin et Daniel Lévesque

Johnie le microcochon de Mélissa Morin et Daniel Lévesque

Photo : Radio-Canada / Angie Landry

Radio-Canada

La Ville de Rouyn-Noranda devrait bientôt permettre à ses citoyens de garder un microcochon domestique comme animal de compagnie après qu'un couple de Rouyn-Noranda ait mené une bataille de longue haleine et que la Société de prévention de la cruauté envers les animaux de Rouyn-Noranda ait promis de suivre le dossier de près.

Avec les informations d'Angie LandryTwitterCourriel

Le règlement municipal actuel stipule qu'un citoyen ne peut avoir des animaux « de ferme ou de basse-cour » dans son occupation résidentielle. Mais le combat de Mélissa Morin et de Daniel Lévesque pour garder leur microcochon Johnie à la maison pourrait faire changer les choses. Après presque un an de démarches, le couple a obtenu la confirmation que le règlement sera bientôt révisé.

« Je pense qu'il y a une bonne ouverture, indique Daniel Lévesque. La Ville de Rouyn-Noranda et les citoyens ont une bonne ouverture là-dessus. Dès que ça va être officialisé, je crois que plusieurs personnes vont acquérir un microcochon! »

On avait beaucoup d'espoir après s'être battus pendant huit ou neuf mois, je pense qu'on le mérite!

Daniel Lévesque, propriétaire du microcochon Johnie
Johnie le microcochon de Mélissa Morin et Daniel Lévesque a obtenu une autorisation spéciale de la Ville de Rouyn-Noranda.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Johnie le microcochon de Mélissa Morin et Daniel Lévesque a obtenu une autorisation spéciale de la Ville de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Angie Landry

Un compromis, dit la Ville

Si la Ville était ferme l'été passé quant à l'interdiction du cochon en milieu résidentiel, elle est maintenant prête à faire un compromis. Selon le conseiller municipal Robert Brière, la Ville comprend maintenant mieux le statut domestique du microcochon et c'est pourquoi elle souhaite aller de l'avant, probablement à l'automne. 

« C'est certain que quand on ne connaît pas l'animal, le premier réflexe est de dire : ''c'est un cochon, [donc] c'est en milieu rural'', fait valoir le conseiller. La SPCA [de Rouyn-Noranda] s'est engagée à faire un suivi avec les propriétaires pour voir que tout est respecté selon l'entente que nous avons établie. »

Le microcochon oui, mais pas tous les animaux de basse-cour

Les citoyens de Rouyn-Noranda qui souhaitent faire l'acquisition d'un microcochon devront de se conformer à plusieurs exigences, notamment l'enregistrement de l'animal auprès des autorités concernées, l'attestation que l'animal a été acquis dans un centre d'élevage, la preuve de vaccination et d'opération de l'animal. 

Le conseiller municipal Robert Brière précise également que l'autorisation concernera exclusivement les microcochons puisque ces derniers sont considérés comme des animaux de compagnie, contrairement à d'autres animaux autorisés dans d'autres villes. « La poule, à ma connaissance, on ne peut pas la classer comme animal de compagnie, dit-il. Le microcochon est difficile à classifier dans les animaux d'élevage [...] les animaux de ferme, donc c'est vraiment une classe à part. »

Règlementation municipale toujours en vigueur

La Ville de Rouyn-Noranda rappelle que les citoyens qui possèdent un microcochon s'exposent à une amende de 300 dollars par jour tant que la nouvelle règlementation n'est pas officielle. Mais Johnie, elle, a déjà une autorisation spéciale.

« On est bien heureux de pouvoir garder Johnie, notre microcochon, ça fait trois ans qu'elle est parmi nous dans notre petite vie de famille! », conclut Daniel Lévesque. 

Abitibi–Témiscamingue

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