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L'homme blessé lors d'une intervention policière à Ottawa est mort

Abdirahman Abdi, 37 ans, est mort après une intervention que certains témoins qualifient de musclée, à Ottawa.

Abdirahman Abdi, 37 ans, est mort après une intervention que certains témoins qualifient de musclée, à Ottawa.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au lendemain d'une intervention policière controversée contre un homme d'origine somalienne, celui-ci est mort lundi après-midi, des suites de ses blessures. La victime est Abdirahman Abdi, âgé de 37 ans.

L'incident s'est déroulé sur la rue Hilda, dans le quartier Hintonburg. Il serait survenu à la suite d'une poursuite à pied impliquant des agents de l'Équipe d'intervention directe de la police d'Ottawa.

La police affirme être intervenue en avant-midi dimanche, en raison d'un trouble à l'ordre public.

Une portion de la rue Hilda n'est plus accessible à cause de l'enquête.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une portion de la rue Hilda n'est plus accessible à cause de l'enquête.

Photo : Radio-Canada/Catharine Tunney

Le frère de la victime, Abdirzaq Abdi, rapporte, tout comme d'autres témoins sur place, que l'homme a été sévèrement battu par les policiers.

La réaction du chef de police

De son côté, le chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Charles Bordeleau, a offert ses condoléances à la famille, mais il invite la population à la prudence au sujet de cette intervention.

M. Bordeleau craint toutefois que les relations entre les Ottaviens d'origine somalienne et le corps policier ne se ternissent.

Quand on a des incidents comme ça, il n'y a pas de question que ça peut mener à des tensions.

Une citation de :Charles Bordeleau, chef du Service de police d'Ottawa

« C'est pour ça qu'on a fait beaucoup d'activités hier [dimanche] et qu'aujourd'hui, on continue à identifier des leaders de la communauté somalienne pour avoir un dialogue important et pour s'assurer que nous continuons à avoir un dialogue avec la communauté », poursuit le chef de police.

Par ailleurs, le syndicat des policiers rejette les thèses de violence et de racisme, soulevées par des témoins peu de temps après l'incident.

« La personne était en train de faire des actions violentes et les agents ont aussitôt réagi avec assez de force nécessaire pour arrêter l'incident », explique le président de l'Association des policiers d'Ottawa, Matt Skof.

La police a été appelée pour arriver à la location. La race de l'homme, ce n'est pas pertinent pour nous.

Une citation de :Matt Skof, président de l'Association des policiers d'Ottawa

Les deux agents, qui sont intervenus en premier auprès de l'homme, avaient beaucoup d'expérience, selon M. Skof.

« Ils ont tout fait pour le ressusciter »

Nimao AliAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nimao Ali

Photo : ICI Radio-Canada

Ébranlée, une porte-parole de la famille de la victime a tenu à s'adresser aux médias en fin de journée, lundi. Nimao Ali, une amie de la famille, a remercié le travail des spécialistes de l'Hôpital d'Ottawa.

« Même s'ils savaient qu'il était mort 45 minutes avant son arrivée à l'hôpital, ils ont tout tenté pour le ressusciter. Ils pensaient avoir une chance », raconte-t-elle.

Le dossier est entre les mains des enquêteurs de l'Unité des enquêtes spéciales (UES) de l'Ontario, qui intervient chaque fois qu'un policier est impliqué dans un incident grave. L'UES vise deux policiers en particulier. Cinq autres agents ont été identifiés comme témoins.

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