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Réforme électorale : pas de mode de scrutin parfait

Fauteuils à la Chambre des communes
Fauteuils à la Chambre des communes Photo: Travaux -publics
La Presse canadienne

Le comité qui se penche sur la réforme électorale a commencé son étude des différents modes de scrutin en se faisant dire par des experts qu'il n'y avait « pas de système parfait ».

Toute la semaine, des professeurs d'université se succéderont à Ottawa pour parler de différents systèmes qui pourraient remplacer le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour utilisé actuellement au Canada.

Lundi, le comité a entendu des points de vue divergents sur les possibles écueils d'un système proportionnel mixte.

L'un des experts, le professeur Kenneth Carty, de l'Université de la Colombie-Britannique, a dit craindre qu'un changement de cet ordre fragmente le pays et affaiblisse les partis nationaux.

Au contraire, Brian Tanguay, de l'Université Wilfrid-Laurier, a plaidé en faveur de ce type de système. Il a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas redouter les gouvernements de coalition qui pourraient en découler. Les coalitions permettraient au contraire de diminuer le cynisme de la population à l'égard de la politique, selon lui.

Les experts ont toutefois paru d'accord sur le fait qu'il n'était pas nécessaire de soumettre à un référendum un changement dans la façon dont les Canadiens votent. Les conservateurs martèlent que tout changement au mode de scrutin doit absolument faire l'objet d'un référendum.

Les professeurs qui ont comparu s'entendaient également pour dire qu'il sera difficile d'éveiller l'intérêt de la population à l'enjeu de la réforme du mode de scrutin.

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