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Cancer du poumon : une technique de chirurgie avant-gardiste

Chirurgie minimalement invasive à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Chirurgie minimalement invasive à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Photo : Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec

Radio-Canada

L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec profite du deuxième Congrès de chirurgie thoracique de Québec pour faire connaître une technique de chirurgie d'avant-garde pour le traitement du cancer du poumon.

Plus de 80 chirurgiens des États-Unis et d'Amérique du Sud sont réunis à Québec jusqu'à vendredi pour échanger sur les nouvelles techniques de chirurgie pour le traitement des cancers du poumon et de l'œsophage.

Il est surtout question de la chirurgie minimalement invasive qui est utilisée à Québec depuis plusieurs années. La docteure Paula A. Ugalde, qui est responsable du congrès et chirurgienne thoracique à l'Institut, explique que ce type d'intervention permet de traiter un cancer du poumon avec une seule petite incision.

Cette technique permet de réduire les risques d'infection et de raccourcir la période de convalescence, selon elle.

Un patient reste en moyenne de 7 à 10 jours à l'hôpital avec la technique traditionnelle, tandis que la chirurgie minimalement invasive permet de réduire le séjour à 2 ou 3 jours seulement.

On peut en même temps offrir au patient la guérison du cancer et lui est capable de récupérer plus rapidement et retourner à ses activités habituelles.

Paula A. Ugalde, chirurgienne de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec

La chirurgie minimalement invasive est pratiquée dans plusieurs pays du monde depuis le début des années 1990. À l'époque, les chirurgiens faisaient plusieurs incisions, mais maintenant, les chirurgiens de Québec arrivent à le faire avec une seule incision.

Sur plus de 300 patients traités à l'Institut depuis 2013, les complications sont assez rares. Hormis quelques infections et problèmes cardiaques, on ne dénombre aucun décès.

Ce sont ces statistiques encourageantes qui poussent l'Institut à partager les avancées que représente cette technique auprès d'autres chirurgiens, en espérant qu'ils l'adoptent.

Québec

Santé