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Montréal accueille un premier symposium de polyglottes

Un « hyperpolyglotte »
Un « hyperpolyglotte » Photo: iStock

Est-il réellement possible d'apprendre 5, 10, voire 15 langues? Des amoureux des langues réunis ce week-end à l'Université Concordia à Montréal pour le premier Symposium nord-américain des polyglottes espèrent démontrer qu'il est possible d'être plurilingue, peu importe son âge. 

Appartenant à un type de conférence généralement organisé en Europe, ce symposium est le premier du genre en Amérique du Nord. L'ancien diplomate canadien et cofondateur du site d'apprentissage en ligne LingQ, Steve Kaufmann, et l'auteur, journaliste et conférencier Jean-Benoît Nadeau font partie des 21 conférenciers invités.

Selon l'organisateur de l'évènement, Tetsu Young, Montréal a été choisie comme ville hôte par un vote tenu partout en Amérique du Nord. Tetsu Young est né à Hong Kong d'un père taïwanais et d'une mère japonaise. Il a vécu à Taïwan, a fréquenté une école primaire anglophone, puis une école secondaire francophone de Rigaud. Il parle maintenant le mandarin, le hakka, le français, l'allemand, l'espagnol et l'italien.

« J'ai beaucoup d'admiration pour les gens qui parlent même deux langues, et quand je viens à Montréal et que je vois le niveau de bilinguisme [...] c'est très impressionnant », s'est exclamé sur les ondes de la Première chaîne Steve Kaufman, qui peut communiquer en 15 langues différentes.

M. Kaufmann soutient qu'il n'est jamais trop tard pour apprendre de nouvelles langues. Il en a lui-même appris 10 depuis son 60e anniversaire.

« J'ai découvert le lecteur MP3, et avec tout ce que l'internet nous offre comme ressources, je peux apprendre beaucoup plus vite maintenant », explique-t-il.

M. Young donnera une conférence sur les méthodes efficaces pour enseigner de multiples langues aux enfants. « Ce sont plus des gens passionnés des langues », précise-t-il, préférant cette expression au terme polyglotte. 

Société