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Le Nouveau-Brunswick a besoin d'une loi pour encadrer la profession de thérapeute, selon des intervenants

Thérapie de groupe

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au Nouveau-Brunswick, le manque de règles permet à quiconque de s'improviser thérapeute. Des intervenants du milieu croient que la province a besoin d'une législation claire pour encadrer ce type de relations d'aide.

Un texte de Karine GodinTwitterCourriel

Aucune réglementation à l'heure actuelle n'encadre les psychothérapeutes, les sexologues et les conseillers en relations d'aide au Nouveau-Brunswick.

Les propos récents de la sexologue Marie-Paul Ross relancent le débat. La sexologue du Québec offre depuis peu une formation en Acadie pour de futurs intervenants, et la méthode d'intervention qu'elle utilise n'est pas reconnue par la profession.

« Moi, je leur dis : "Vous avez des compétences, pourvu que vous travaillez très bien et que vous aidez vraiment la personne" », explique Marie-Paul Ross.

Les étudiants seront donc amenés à traiter des patients vulnérables après seulement quelques semaines de formation. La situation est loin d'être unique. Sans vouloir commenter un cas précis, la consultante Carmen Hivon s'inquiète de possibles dérapages.

« On a vu des situations où des personnes sont tombées en état dépressif alors qu'elles ne l'étaient pas au début parce que l'aide reçue n'était pas appropriée », affirme Carmen Hivon.

Les choses sont sur le point de changer

La fédération néo-brunswickoise des conseillers en relation d'aide travaille d'arrache-pied depuis neuf ans pour qu'une loi régisse la profession.

Au Canada, seulement trois provinces encadrent la pratique des psychothérapeutes et des conseillers en relations d'aide : le Québec l'Ontario et la Nouvelle-Écosse.

Carmen HivonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Carmen Hivon, consultante

Photo : Radio-Canada

« Si le professionnel s'avérait à être en faute, le conseil de discipline statuerait sur une sanction pour que ce professionnel cesse les fautes reprochées », précise Nathalie Legault, présidente de l'Ordre des sexologues du Québec.

L'Île-du-Prince-Édouard, la Colombie-Britannique et le Nouveau-Brunswick sont en voie d'adopter des lois.

Au Nouveau-Brunswick, ceux qui s'improvisent thérapeutes ou sexologues ne s'exposent présentement à aucune sanction en cas de faute. « Il n'y a pas de sanction. Il n'y a rien qui est possible », affirme Carmen Hivon.

Mais attention, la nouvelle loi néo-brunswickoise ne sera pas punitive. Elle stipulera toutefois que les intervenants doivent au moins posséder une maîtrise.

« C'est vraiment pour protéger le public, pour pas que n'importe qui fait une petite formation puisse s'afficher comme thérapeute ou conseiller en relation d'aide. »

— Une citation de  Carmen Hivon, consultante en counselling

Le projet de loi privé pourrait être déposé dans les prochains mois à Fredericton. Il inclurait les sexologues et psychothérapeutes.

Le ministre de la Santé, Victor Boudreau, dit collaborer avec la fédération dans ce dossier, mais il ne veut pas s'avancer sur un échéancier et il ne confirme pas si un projet de loi sera bel et bien présenté.

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Acadie