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Fusillade de Munich : la police parle d'un « forcené » et établit un lien avec Breivik

Les gens se sont rassemblés sur les lieux de la fusillade.

Les gens se sont rassemblés sur les lieux de la fusillade.

Photo : ? Arnd Wiegmann / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef de police de Munich a confirmé samedi que l'auteur de la fusillade de vendredi n'avait « pas la moindre relation » avec le groupe armé État islamique (EI), était né et avait grandi à Munich et était suivi sur le plan psychiatrique.

Les enquêteurs ont plutôt trouvé des éléments, notamment des livres et des articles de journaux, qui montrent que l'assaillant s'intéressait aux « forcenés » qui ont commis des tueries, a ajouté le chef de police, Hubertus Andra. Des indices laissent penser que le tireur aurait aussi été victime d'injures racistes, intimidé et même victime d'une agression en 2010. 

M. Andra a en outre parlé d'un « lien évident » avec Anders Behring Breivik, l'homme qui a assassiné 77 personnes en Norvège en 2011. La tuerie de Munich est d'ailleurs survenue cinq ans jour pour jour après la tuerie norvégienne.

« Pourquoi? » est-il écrit sur une pancarte laissée sur la scène de la fusillade à Munich.
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«Pourquoi?» est-il écrit sur une pancarte laissée sur la scène de la fusillade à Munich.

Photo : Michael Dalder / Reuters

L'assaillant a été identifié par les médias allemands comme étant David Ali Sonboly, un homme de 18 ans qui possédait les citoyennetés allemande et iranienne et qui n'était pas connu des policiers. Ses parents étaient venus en Allemagne à la fin des années 1990 comme demandeurs d'asile.

Trouvé mort vers 20 h 30, heure locale, le tireur se serait suicidé après avoir tiré sur ses victimes. Le jeune homme transportait 300 balles dans son sac à dos.

Ses motivations précises doivent encore être élucidées. 

Les enquêteurs cherchent aussi à comprendre comment l'assaillant s'est procuré une arme alors même que la législation allemande en la matière est l'une des plus restrictives d'Europe, selon le Centre de recherche du Congrès américain.

Il semble par ailleurs que le tireur ait piraté le compte Facebook d'une jeune femme et ait envoyé un message invitant les gens à se rendre au centre commercial pour recevoir un cadeau, selon l'enquêteur Robert Heimberger.

Des personnes se recueuillent sur le site de la fusillade à Munich.
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Photo : Arnd Wiegmann / Reuters

Un pays sous le choc

Des dizaines de personnes se sont recueillies à l'entrée du centre commercial de Munich, en Allemagne, où un tireur a abattu neuf personnes hier. Des fleurs et des bougies ont été déposées sur les marches qui mènent au lieu du drame. Sur plusieurs écriteaux, on peut lire « Warum  » (« Pourquoi? » en allemand). 

« Je voulais être là, marquer mon soutien. Beaucoup de jeunes ont été tués à cause d'un fou. Il faut se rassembler, être ensemble », a dit un homme venu se recueillir près du centre commercial.

« Pourquoi? » demandent les Allemands au mémorial sur les lieux de la fusillade à Munich.
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«Pourquoi?» demandent les Allemands au mémorial sur les lieux de la fusillade à Munich.

Photo : Arnd Wiegmann / Reuters

Neuf personnes ont été tuées au centre commercial Olympia, en majorité des adolescents ou de jeunes adultes. Le bilan des blessés s'élève maintenant à 27. Trois jeunes Albanais du Kosovo figurent parmi les personnes tuées. La Turquie a pour sa part annoncé que trois personnes tuées sont turques. Un Grec figure aussi parmi les victimes.

La chancelière allemande Angela Merkel a réagi samedi, indiquant qu'il avait été difficile pour tous de supporter une telle soirée.

« Les gens de Munich ont derrière eux une nuit d'horreur. »

— Une citation de  Angela Merkel, chancelière d'Allemagne

Présent sur les lieux du drame samedi, le ministre de l'Intérieur allemand, Thomas de Maizière, a tenu à assurer « le soutien du gouvernement, des Allemands [...] aux parents qui pleurent leurs enfants, aux jeunes qui pleurent leurs camarades d'école. » Il a également mis en garde la population contre les « discours de haine abrutissants » et a souligné qu'il était encore trop tôt pour tirer des conclusions de cette attaque.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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