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L'ordre public au coeur du discours de Donald Trump

Photo : Reuters/Rick Wilking

Radio-Canada

Donald Trump a accepté jeudi soir l'investiture du Parti républicain en vue de la présidentielle, devant une foule enthousiaste. Lors de son long discours d'acceptation, il s'est présenté comme étant le candidat de l'ordre public et le défenseur de la classe moyenne.

C'est Ivanka Trump qui a présenté son père aux 2500 délégués réunis à Cleveland pour le quatrième et dernier jour de la convention républicaine.

L'homme d'affaires devenu politicien a promis aux Américains que « la sécurité sera rétablie » et que la classe moyenne ressentira un « profond soulagement » s'il est élu président des États-Unis en novembre prochain.

M. Trump a déclaré devant ses partisans que les crimes et la violence affligeant le pays « prendront fin bientôt » et que la violence envers les policiers qui a secoué les États-Unis ces dernières semaines est « une attaque contre tous les Américains ».

Ivanka Trump, fille du candidat républicain à la présidentielle américaine Donald Trump, s’exprime durant la convention nationale républicaine à Cleveland, en Ohio, le 21 juillet 2016.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ivanka Trump, fille du candidat républicain à la présidentielle américaine Donald Trump, s’exprime durant la convention nationale républicaine à Cleveland, en Ohio, le 21 juillet 2016.

Photo : Mike Segar / Reuters

Dans un discours très structuré retransmis sur toutes les grandes chaînes américaines de télévision et regardé par des millions de téléspectateurs, M. Trump a promis de lutter contre le terrorisme.

Le candidat républicain a été fortement applaudi par la foule quand il a annoncé qu'il fera tout « pour protéger les citoyens LGBT d'une oppression étrangère haineuse », s'il est élu président. « C'est bien de vous entendre, en tant que républicains, applaudir ce que je viens de dire », a-t-il ajouté.

Peu avant, le cofondateur ouvertement gai de Paypal, Peter Thiel, avait appuyé le candidat républicain. « Je suis fier d'être gai, je suis fier d'être républicain, mais surtout, je suis fier d'être Américain », avait-il lancé sous les vivats des délégués.

Peter Thiel, cofondateur de PayPal, s'exprime durant la convention nationale républicaine à Cleveland, en Ohio, le 21 juillet 2016.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Peter Thiel, cofondateur de PayPal, s'exprime durant la convention nationale républicaine à Cleveland, en Ohio, le 21 juillet 2016.

Photo : Jonathan Ernst / Reuters

Suspension de l'immigration

Donald Trump a annoncé vouloir suspendre l'immigration de citoyens provenant de pays « compromis par le terrorisme ». « Nous ne voulons pas de ces gens-là chez nous », a-t-il clamé.

Je vais seulement accepter les immigrants qui vont soutenir nos valeurs et aimer notre peuple.

Donald Trump, candidat républicain à la présidence américaine

Le milliardaire a de nouveau fait part de son intention de faire construire un immense mur pour empêcher l'immigration illégale en provenance du Mexique. « La paix sera rétablie à la frontière mexico-américaine. Nos lois seront appliquées et respectées », a-t-il dit.

Traités internationaux

Le magnat de l'immobilier et ex-animateur de téléréalité âgé de 70 ans a également parlé passionnément de l'importance de faire passer les intérêts des Américains en premier en ce qui a trait au commerce international.

Dans un discours à saveur populiste, il a dénoncé les politiques d'ouverture des gouvernements précédents et a préconisé la nécessité d'un repli américain. « Nos accords seront renégociés de A à Z, a-t-il lancé. Et on va se détourner de la table si ce n'est pas avantageux pour l'Amérique. »

Il a indiqué vouloir mettre fin aux grands traités de commerce entre plusieurs pays afin de les remplacer par des accords individuels. Il a ainsi indiqué vouloir renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) à l'avantage des États-Unis, une entente qu'il a qualifiée « du pire accord de notre histoire », signé par l'ancien président démocrate Bill Clinton.

M. Trump a d'ailleurs dépeint sa rivale démocrate, Hillary Clinton, comme étant une marionnette à la solde de riches donateurs et la « cause directe de plusieurs désastres qui se déroulent actuellement ». Il a présenté Mme Clinton comme la candidate du statu quo, qui ne fera que perpétuer les problèmes auxquels font face les Américains.

En trois minutes, les moments marquants de la la convention du Parti républicain.

« Je ne suis pas un chiot servile » - Ted Cruz

Le discours d'acceptation était très attendu par les partisans du milliardaire new-yorkais et fort redouté par ses adversaires. Il est le point culminant d'une semaine haute en couleur pour les républicains, plus divisés que jamais, comme l'a illustré mercredi le discours du sénateur texan Ted Cruz.

Après avoir refusé de soutenir le bouillant aspirant à la présidence, le sénateur Cruz a appelé les républicains à voter « selon leur conscience » le 8 novembre. De l'avis de cet ex-rival de M. Trump dans la course à l'investiture républicaine, les Américains ne doivent pas accorder leur confiance à ceux qui alimentent le sentiment de colère dans le pays, une référence à peine voilée à « The Donald ».

Au lendemain de cet affront, Ted Cruz en a remis lors d'un petit-déjeuner organisé à Cleveland pour la délégation républicaine du Texas. « Trump ne mérite pas mon soutien après avoir dénigré ma femme et mon père », a-t-il dit en substance. « Je ne suis pas un chiot servile », a tranché le sénateur.

Qu'à cela ne tienne, dans son discours d'acceptation, M. Trump s'est évertué à illustrer qu'il peut faire de nouveau des États-Unis un pays uni. Sauf que c'est justement là où le bât blesse : l'unité n'est pas manifeste dans ce pays de 319 millions d'habitants.

La semaine prochaine, au tour des démocrates

Philadelphie sera la semaine prochaine le théâtre d'une autre convention nationale, celle des démocrates cette fois, qui ont adopté le thème suivant : « Marquons l'histoire une fois de plus. » Hillary Clinton, 69 ans, y sera sans doute consacrée comme la candidate démocrate à la présidentielle de l'automne.

Alors que se termine la convention républicaine, le site Internet de l'ancienne secrétaire d'État affiche, dès qu'on l'ouvre, le message suivant : « Trump est officiellement le candidat républicain. Nous ne pouvons le laisser gagner. »

Avec les informations de Reuters, New York Times, Agence France-Presse, et Associated Press

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