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Bonnie Lepine Antoine: sur la trace de ses ancêtres Métis

Bonnie Lepine Antoine

Bonnie Lepine Antoine

Photo : Courtoisie: Bonnie Lepine Antoine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quand elle danse, son visage s'illumine, ses pieds suivent le rythme parfaitement. Comme si elle avait passé toute sa vie à répéter les même pas.

Un texte de la Fureteuse fransaskoise Nicole Lavergne-SmithTwitterCourriel

Être née et vivre en Colombie-Britanique n'empêche pas Bonnie Lepine Antoine de rester en contact avec ses racines métisses en Saskatchewan.

Tous les ans elle fait le voyage de Kamloops jusqu'à Batoche pour prendre part au festival Back to Batoche. Ses racines sont profondément enfouies ici, là où certains de ses ancêtres ont joué un rôle important dans la résistance métisse de 1885.

La troupe de danse, les Lii Michif Buffalo Gals, près de Batoche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La troupe de danse, les Lii Michif Buffalo Gals, près de Batoche.

Photo : Courtoisie: Bonnie Lepine Antoine

Bonnie Lepine Antoine à Batoche

Ses Racines

Quand Bonnie Lepine Antoine marche sur le site historique de Batoche, tout lui rappelle qu'elle marche sur la terre de ses ancêtres. La première fois qu'elle est entrée dans l'église de Batoche, elle a eu de grands frissons. « Un sentiment que mes ancêtres étaient dans ces sièges et ils étaient sur le champ de bataille, mon coeur est plein. Je pense qui faut savoir d'où on vient pour bien vivre dans la vie. »

Bonnie Lepine Antoine devant l'église de Batoche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bonnie Lepine Antoine devant l'église de Batoche.

Photo : Nicole Lavergne-Smith/Radio-Canada

La maison Caron qui est toujours sur le site historique de Batoche. Au centre on retrouve Jean Caron et son épouse Marguerite Dumas accompagnés de leurs deux petites-filles et leur fils.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La maison Caron qui est toujours sur le site historique de Batoche. Au centre on retrouve Jean Caron et son épouse Marguerite Dumas accompagnés de leurs deux petites-filles et leur fils.

Photo : Archives de la Société historique de Saint-Boniface/SHB1131

Bonnie Lepine Antoine est descendante de personnages importants dans la résistance métisse de 1885. Notamment, Maxime Lépine, Jean Caron et Charles Nolin. La maison Caron est la dernière qu'il est possible de visiter sur le site historique de Batoche.

Son grand-père, Maxime Lépine, est né à Batoche, mais s'est éventuellement établi à Trail en Colombie Britanique. Bonnie habite maintenant à Kamloops, mais a grandi à Victoria.

Schéma fait par Bonnie pour illustrer ses racines métisses à Batoche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Schéma fait par Bonnie pour illustrer ses racines métisses à Batoche.

Photo : PHOTO : COURTOISIE: BONNIE LEPINE ANTOINE

Bonnie Lepine Antoine est descendante de Maxime Lépine qui a eu un rôle important dans la résistance métisse de 1885.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bonnie Lepine Antoine est descendante de Maxime Lépine qui a eu un rôle important dans la résistance métisse de 1885.

Photo : Archives du Manitoba

Bonnie a toujours été fière de sa culture. « Mon père s'assurait qu'on savait qu'on était Métis et qu'on dise qu'on est Métis, mais il y a beaucoup de famille que ce n'est pas ça. »

Plusieurs Métis ont perdu cette culture selon elle. « Il y a beaucoup de gens qui ont nié les Métis, on les appelle les gens oubliés et c'est un peu vrai. Les racines ont été perdues parce qu'ils n'avaient pas ce sentiment de fierté et ils n'ont pas voulu ce sentiment de fierté. » Bonnie croit que son attachement à ses racines font d'elle une femme plus forte.

Photo de famille Lépine à Batoche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo de famille Lépine à Batoche.

Photo : Soumise par: Bonnie Lepine Antoine

Les grands-parents à Bonnie Lepine Antoine. Kathleen Meabry et Maxime Lepine (le quatrième qui porte ce nom).Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les grands-parents à Bonnie Lepine Antoine. Kathleen Meabry et Maxime Lepine (le quatrième qui porte ce nom).

Photo : Courtoisie: Bonnie Lepine Antoine

La famille à Bonnie Lepine Antoine. Son père, Roland Lepine, son grand-père Maxime Lepine et son frère Maxime Lepine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La famille à Bonnie Lepine Antoine. Son père, Roland Lepine, son grand-père Maxime Lepine et son frère Maxime Lepine.

Photo : Courtoisie: Bonnie Antoine Lepine

La prochaine génération

Si elle tient à ce point à sa culture, c'est qu'elle croit fermement qu'un tel attachement rend une personne plus forte. Et c'est une valeur qu'elle compte transmettre, avec son mari, à ses deux enfants.

La famille de Bonnie Lepine Antoine. De g. à d. son fils Séquoia, Bonnie, Maya sa fille et son mari Frank.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La famille de Bonnie Lepine Antoine. De g. à d. son fils Séquoia, Bonnie, Maya sa fille et son mari Frank.

Photo : Courtoisie: Bonnie Lepine Antoine

Elle et son mari Frank membre de la Première Nation Shuswap ont d'ailleurs déjà amorcé le passage du flambeau. À 4 ans leur fils Séquoia parle déjà bien la langue shuswap grâce à un programme préscolaire près de Kamloops. « Pour nous c'est enrichissant comme parent de pouvoir transmettre ces connaissances même si on les a appris plus tard comme adulte. »

La danse

Pour garder sa culture bien en vie, Bonnie a également collaboré à la formation d'une troupe de danse avec dix femmes métisses de la Colombie Britanique, il y a deux ans. La troupe, les Lii Michif Buffalo Gals, se rencontre une fois par semaine. Elles apprennent à danser principalement par elles-mêmes, avec l'aide occasionnelle d'une formatrice qui vient les visiter quelques fois par année.

« Nous, dans notre troupe, on pense que danser c'est un moyen de guérir. Chaque fois qu'on danse ça nous ramène à nos ancêtres. »

— Une citation de  Bonnie Lepine Antoine
Les Lii Michif Buffalo Gals.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les Lii Michif Buffalo Gals.

Photo : Nicole Lavergne-Smith/Radio-Canada

Nicole Lavergne-Smith, Fureteuse fransaskoise : Faites-moi découvrir votre coin de province! @NLSCBC_RC #fureteuse

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