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Les Américains en premier, l'OTAN après pour Donald Trump

Le candidat républicain Donald Trump définit les intérêts mondiaux américains presque exclusivement en termes économiques.

Le candidat républicain Donald Trump définit les intérêts mondiaux américains presque exclusivement en termes économiques.

Photo : Jim Bourg / Reuters

Radio-Canada

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump a déclaré dans une entrevue accordée au New York Times que l'aide des États-Unis à ses alliés de l'OTAN ne serait pas automatique en cas d'attaque. M. Trump a de plus ajouté que les coûts devaient être partagés et évalués avant toute implication.

Pour lui, trop de pays comptent excessivement sur les États-Unis pour les défendre et exigeraient une contribution qui n'est pas équitable et qui profite plus aux autres qu'aux Américains.

S'il était élu, il forcerait, entre autres, les membres de l'OTAN à hausser leur contribution monétaire et redéfinirait ainsi la signification d'un partenariat avec les Américains. Il compte aussi revoir l'Accord de libre-échange nord-américain et ses traités avec la Chine, qu'il juge non favorables.

Dans cette entrevue, M. Trump définit les intérêts américains par rapport au reste du monde presque exclusivement en termes économiques.

Ne pas dépendre des Américains

Questionné sur l'évolution de l'attitude russe envers les pays baltes, Donald Trump a admis qu'il interviendrait seulement après avoir vérifié si les pays impliqués ont bien respecté leurs obligations à l'égard des États-Unis.

« L'Estonie est un des cinq pays membres de l'OTAN qui remplit l'engagement des dépenses pour la Défense de 2 % de son PIB », a rapidement répondu le président estonien Toomas Hendrik Ilves sur son compte twitter.

« L'Amérique a toujours défendu les nations attaquées. La Lituanie comme les autres pays baltes font tout ce qu'ils peuvent. Nous modernisons notre armée, nous avons rétabli le service militaire et en 2018 nous consacrerons 2 % (du PIB à la Défense) », a de son côté déclaré la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite.

« L'OTAN est la base de notre sécurité », a affirmé le premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka, qui espère que les Américains restent des partenaires solides de leur organisation.

Le président de la Lettonie a pour sa part tenté de calmer le jeu en rappelant qu'une résolution avait été prise pour « renforcer la défense de ses membres de l'Est » au récent sommet de Varsovie.

Selon l'équipe de sa rivale démocrate Hillary Clinton, ces nouvelles affirmations montrent que M. Trump « est inapte et fondamentalement pas préparé à diriger [le] pays ».

Donald Trump a ensuite admis que son approche était radicalement différente de celle de ses opposants et des républicains qui prônent davantage une approche interventionniste.

« S'occuper de son propre désordre » avant de juger

Le millionnaire a refusé de condamner le coup d'État raté en Turquie qui, selon lui, n'a pas été « arrangé » par les forces gouvernementales.

« Quand le monde voit dans quel pétrin les États-Unis sont plongés et qu'on commence à parler de libertés civiles, je ne crois pas qu'on soit un très bon messager, a-t-il dit au New York Times. Je ne crois pas que nous ayons le droit de donner des leçons. Comment pouvons-nous donner des leçons alors que chez nous des gens tirent de sang-froid sur des policiers? »

Il a tout de même félicité le président turc Recep Tayyip Erdogan pour avoir repris le contrôle et s'est dit certain de pouvoir convaincre, une fois élu, son homologue turc de mettre plus d'efforts dans la lutte contre le groupe armé État islamique.

Donald TrumpAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Donald Trump

Photo : La Presse canadienne / Mary Altaffer

M. Trump, qui prononcera jeudi soir l'un des discours les plus importants de sa campagne, a affirmé qu'il mettra de l'avant le thème : « L'Amérique en premier », qui signifie pour lui « s'occuper de notre pays en premier, avant de se préoccuper du reste du monde ».

Son allocution devrait durer environ 40 minutes et sera diffusée à ICI.Radio-Canada.

Avec les informations de New York Times, Reuters, et Agence France-Presse

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