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Une soirée au square Cabot à chasser des Pokémon

Des joueurs de Pokémon Go se sont rendus au square Cabot, à Montréal, devenu un véritable repère de Pokémon rares.

Des joueurs de Pokémon Go se sont rendus au square Cabot, à Montréal, devenu un véritable repère de Pokémon rares.

Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

Radio-Canada

21 h, square Cabot. La place est noire de monde. Les yeux rivés à leur téléphone, les joueurs de Pokémon Go ont envahi la petite place en face de l'ancien Forum de Montréal. Jadis peu fréquenté, le square est devenu un véritable repère de Pokémon rares. Récit en photos.

Un texte de Laurence NiosiTwitterCourriel

La soirée a pourtant commencé doucement. À 19 h 30, le square est bien calme : quelques joueurs de Pokémon Go se mêlent à une troupe de théâtre de rue. Certains d'entre eux investissent les bancs publics, d'autres rechargent leur téléphone.

Plusieurs cadets policiers s'avancent avec leur téléphone vers des joueurs. « Et vous, ça marche pour vous? Pas nous », fait remarquer un cadet, avant de demander aux joueurs s'ils ont réussi à attraper un Pikachu.

Des cadets jouent à Pokémon Go au square Cabot, à Montréal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des cadets jouent à Pokémon Go au square Cabot, à Montréal.

Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

Peu à peu, la place se remplit. Juste en face, rue Tupper, quelques personnes ont commencé à jouer sur le gazon. Derrière, dans le stationnement de l'ancien Hôpital de Montréal pour enfants, d'autres jouent en groupe, dans leur voiture.

Vers 21 h, ils sont entre 200 et 300 jeunes et moins jeunes à chercher des Pokémon et les leurres, ces objets qui attirent les Pokémon au PokéStop.

Bien installé sur sa chaise pliante, Marc est au rendez-vous pour une sixième soirée de suite. « Je joue presque 8 à 10 heures par jour », dit-il.

Le joueur « à temps plein » a déjà atteint le niveau 24 du jeu de réalité augmentée, disponible au Canada depuis seulement dimanche.

Marc joue à Pokémon Go presque 8 à 10 heures par jour.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc joue à Pokémon Go presque 8 à 10 heures par jour.

Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

D'autres sont au rassemblement pour une première fois. « Je viens tout juste de sortir du [festival] Fantasia, on a vu plein de gens réunis et on s'est dit : ''pourquoi pas?'' », raconte un autre joueur, accompagné de sa copine.

D'autres rendez-vous du genre ont aussi lieu depuis quelques jours au Stade olympique, dans le Vieux-Montréal et au square Victoria.

Un joueur de Pokémon Go au square Cabot, à Montréal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un joueur de Pokémon Go au square Cabot, à Montréal.

Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

Presque 200 personnes étaient réunies au square Cabot pour jouer à Pokémon Go.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Presque 200 personnes étaient réunies au square Cabot pour jouer à Pokémon Go.

Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

Ils étaient plusieurs à avoir apporté leurs chaises pliantes au square Cabot, à Montréal, pour jouer à Pokémon Go.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ils étaient plusieurs à avoir apporté leurs chaises pliantes au square Cabot, à Montréal, pour jouer à Pokémon Go.

Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

Des joueurs rechargent leur téléphone cellulaire dans le square Cabot.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des joueurs rechargent leur téléphone cellulaire dans le square Cabot.

Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

Une jeune joueuse vient d'attraper un Pokémon.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une jeune joueuse vient d'attraper un Pokémon.

Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

Intervention du SPVM dans la nuit

Le Service de police de la Ville de Montréal a même dû se rendre au square Cabot après 23 h à la suite d'un nombre répété d'appels au 911 en raison du bruit provoqué par les joueurs. La clameur soudaine aurait été provoquée par l'apparition d'un Pokémon rare, Dragonite.

Certains joueurs en chasse risquaient aussi d'entraver la circulation dans le secteur, selon le SPVM. Mais ses agents sont plutôt intervenus afin de prévenir un accident. Ils sont restés sur le site pendant plus de deux heures pour assurer la sécurité des joueurs.

Puisque les parcs sont généralement fermés pendant la nuit, la foule a été dispersée. Le site était désert aux alentours de 2 h. Aucune arrestation n'a été effectuée.

Le SPVM prévient qu'il interviendra à nouveau si la situation se reproduit.

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