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Cruz hué après son refus d'endosser Trump, Pence investi colistier

Le sénateur du Texas, Ted Cruz, a refusé de donner son appui officiel à Donald Trump, lors de la convention républicaine à Cleveland.

Le sénateur du Texas, Ted Cruz, a refusé de donner son appui officiel à Donald Trump, lors de la convention républicaine à Cleveland.

Photo : Reuters/Jonathan Ernst

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le sénateur texan Ted Cruz a refusé d'endosser Donald Trump mercredi soir, lors de son discours à la convention républicaine au Quicken Loans Arena, à Cleveland. Mike Pence a également pris le micro, mais plutôt pour vanter les valeurs conservatrices de celui qui l'a nommé colistier. 

Comme il l'avait laissé entendre plus tôt, M,Cruz n'a pas accordé son appui au magnat de l'immobilier, ce qui lui a valu d'être hué par les partisans républicains réunis dans l'amphithéâtre.

Dans son discours, le sénateur texan a mis l'accent sur la liberté et la mobilisation des partisans républicains. « Nous allons défendre la liberté et rester fidèles à la Constitution », a-t-il déclaré.

Ted Cruz a aussi demandé aux électeurs de ne pas soutenir les candidats qui alimentent la colère dans le pays. 

« À ceux qui m'écoutent, s'il vous plaît, ne restez pas chez vous en novembre prochain. Si vous aimez notre pays, osez et votez selon votre conscience », a-t-il également tweeté. 

Ted Cruz, qui était également candidat à l'investiture républicaine, critiquait fortement le milliardaire durant la campagne. Il l'avait qualifié, par exemple, de « menteur pathologique » et de « totalement amoral ».

À son arrivée à Cleveland, le sénateur du Texas semblait totalement concentré sur sa propre carrière, organisant le rassemblement de centaines de ses partisans qui l'ont accueilli en scandant « 2020! 2020! », ce qui laisse entendre qu'ils ne souhaiteraient pas un second mandat à M. Trump s'il devait être élu.

De son côté, le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, qui a aussi été le rival de Donald Trump au début de la campagne, a qualifié le discours de Ted Cruz « d'horrible » et « d'égoïste ».

Donald Trump a commenté le discours du sénateur texan sur Twitter en disant qu'il n'avait pas honoré la promesse qu'il aurait faite plus tôt de soutenir le candidat qui aurait obtenu l'investiture. Et il a minimisé l'impact de ses paroles.

Mike Pence, pour Trump et contre Clinton

Le  gouverneur de l'Indiana et candidat républicain à la vice-présidence, Mike Pence, lors de la convention républicaine à Cleveland.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le gouverneur de l'Indiana et candidat républicain à la vice-présidence, Mike Pence, lors de la convention républicaine à Cleveland.

Photo : Reuters/Jonathan Ernst

Le gouverneur de l'État de l'Indiana, qui a officiellement accepté d'être le candidat républicain à la vice-présidence, a commencé son discours en faisant l'apologie du candidat républicain à la présidence, glissant rapidement qu'il apportera un certain équilibre au ticket républicain par son tempérament plus modéré. 

Il a par la suite tiré de nombreuses flèches en direction de la candidate démocrate, Hillary Clinton, tout au long de son discours. Cela reflète bien la stratégie des républicains de faire d'elle l'ennemi du parti. Mike Pence a notamment qualifié l'ancienne secrétaire d'État d'avoir été la « secrétaire du statu quo ». 

L'allocution de M. Pence avait pour but de redorer le blason du duo, qui avait connu quelques échecs. Par exemple, lors de leur première apparition conjointe, Donald Trump avait fait de l'ombre sur Mike Pence, en prenant la parole durant près de 30 minutes.

Le fossé entre le soutien enthousiaste de Mike Pence et la réticence de Ted Cruz est emblématique de la tourmente que traverse la convention républicaine, qui se tient à Cleveland jusqu'à jeudi.

Un jour après l'officialisation de la candidature de M. Trump, certains délégués éprouvaient toujours de la difficulté à concevoir qu'il représentera leur parti à la présidentielle en novembre.

Des membres du Parti communiste révolutionnaire s'affairent à brûler le drapeau américain devant le Quicken Loans Arena à Cleveland, en Ohio.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des membres du Parti communiste révolutionnaire s'affairent à brûler le drapeau américain devant le Quicken Loans Arena à Cleveland, en Ohio.

Photo : Reuters/Adrees Latif

Les esprits s'échauffent

La police a dû disperser une manifestation, après que des escarmouches eurent éclaté pendant que des protestataires brûlaient un drapeau américain à l'extérieur de l'amphithéâtre où se déroule la convention nationale républicaine.

Cette manifestation, qui est la plus turbulente depuis le début de la convention, lundi, a empêché des délégués et des journalistes d'entrer dans le Quicken Loans Arena pour les événements de la soirée.

Les policiers n'ont toutefois eu besoin que d'une dizaine de minutes pour rétablir l'ordre. Ils ont fait usage du poivre de Cayenne et ont passé les menottes à plusieurs participants. Au moins 17 personnes ont été interpellées. La police a affirmé que deux agents avaient été agressés et subi des blessures mineures.

Ce sont des membres du Parti communiste révolutionnaire qui ont brûlé le drapeau. Selon un porte-parole du mouvement, l'objectif était de faire « un geste politique pour dénoncer les crimes de l'empire américain ».

Avec les informations de Associated Press

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