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Cure de jeunesse pour l'Assemblée nationale

L'agora du nouveau pavillon souterrain de l'Assemblée nationale

L'agora du nouveau pavillon souterrain de l'Assemblée nationale

Photo : Consortium GLCRM et Associés Architectes & Provencher-Roy Associés Architectes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Assemblée nationale subira une cure de jouvence avec la construction de son nouveau pavillon souterrain, qui verra le jour en 2019. Ce premier agrandissement de l'hôtel du Parlement en plus de 100 ans ne manquera pas d'étonner par sa modernité.

Un texte d'Alexandre Duval Twitter Courriel

Depuis le mois de mars, le terrain de l'Assemblée nationale subit de profondes transformations. La façade de pierre de l'hôtel du Parlement et les statues qui s'y trouvaient ont cédé leur place à une palissade en bois, qui masque les importants travaux qui s'y déroulent sur une superficie de 3800 mètres carrés.

Préparation du terrain, excavation, dynamitage : une quarantaine de travailleurs s'affairent à jeter les bases du nouveau pavillon annoncé en novembre 2015 au coût de 60,5 millions de dollars.

Mais en regardant à travers les petits grillages de la palissade, les curieux ne se doutent pas de ce que les pelles mécaniques sont en train de créer.

Les travaux à l'Assemblée nationale, vus à travers un grillage de la palissadeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les travaux à l'Assemblée nationale, vus à travers un grillage de la palissade

Photo : Radio-Canada/Alexandre Duval

Le nouveau pavillon par lequel transiteront les quelque 124 000 visiteurs annuels de l'Assemblée détonnera avec l'édifice actuel. Situé sous terre, il comprendra une spacieuse agora dont l'accès sera assuré par une imposante rampe en colimaçon. Rien à voir avec l'hôtel du Parlement, achevé par Eugène-Étienne Taché en 1886, tel qu'on le connaît.

« Le concept du pavillon, c'est vraiment un espace qui va être épuré, peint en blanc, avec différents accents de bois dont des panneaux [...] où on va retrouver des images qui évoquent le Québec contemporain et également différents panneaux explicatifs, des artéfacts », explique la conseillère en communication de l'Assemblée nationale, Andrée-Anne Marsan-Paquin.

On voulait garder l'intégrité architecturale du bâtiment construit par Eugène-Étienne Taché, toute la beauté de la façade, donc c'est pour ça que c'est un pavillon construit en souterrain. 

Une citation de :Andrée-Anne Marsan-Paquin, conseillère en communication à l'Assemblée nationale

Au plafond de l'agora, un immense puits de lumière offrira une vue sur la tour du Parlement, en plus de laisser entrer la lumière du jour dans cet espace souterrain.

L'agora du nouveau pavillon souterrain de l'Assemblée nationaleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'agora du nouveau pavillon souterrain de l'Assemblée nationale

Photo : Consortium GLCRM et Associés Architectes & Provencher-Roy Associés Architectes

Assurer la sécurité

Outre l'agrandissement nécessaire pour accueillir les visiteurs et les deux nouvelles salles de commissions parlementaires, le nouveau pavillon comprendra une salle de formation, qui pourra notamment accueillir les groupes scolaires. La sécurité de l'Assemblée nationale sera aussi renforcée.

« Un des objectifs principaux, c'est d'accroître la sécurité des visiteurs, du personnel et des élus en bonifiant et en modernisant nos infrastructures de sécurité et en faisant en sorte que les contrôles d'accès soient effectués non plus à l'intérieur du Parlement, comme c'est le cas actuellement, mais dans ce nouveau pavillon qui est détaché de l'hôtel du Parlement », explique Andrée-Anne Marsan-Paquin.

Similitudes avec le pavillon Pierre Lassonde

Ce n'est pas un hasard si ce lieu en construction rappelle le style du tout nouveau pavillon Pierre Lassonde, au Musée national des beaux-arts du Québec : la firme d'architectes Provencher-Roy, a participé aux deux réalisations.

Dans la rue, la plupart des passants sont agréablement surpris en prenant connaissance des travaux.

Des curieux s'arrêtent pour regarder l'évolution des travaux devant l'Assemblée nationaleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des curieux s'arrêtent pour regarder l'évolution des travaux devant l'Assemblée nationale

Photo : Radio-Canada/Alexandre Duval

« C'est très beau, ça va peut-être même rajeunir l'édifice parce qu'à l'intérieur, c'est déjà très beau, mais c'est pas comme ça », s'exclame Johanne Voisine.

Même son de cloche pour Éric Jetten, un touriste français qui venait à peine de terminer sa visite de l'Assemblée nationale lorsqu'il a été interrogé.

La modernité, c'est important. Il faut vivre avec son temps. Il faut savoir garder les choses anciennes, parce qu'il y a des choses qu'il faut conserver, mais il faut aussi savoir les améliorer. 

Une citation de :Éric Jetten, touriste français

Dans ce choeur d'appréciations s'élève une voix discordante, celle de Caroline Cloutier, qui estime que les plans détonnent trop avec l'édifice actuel.

« On se croirait à la NASA [...] L'Assemblée nationale, c'est censé brasser des affaires sérieuses, mais là, non! C'est trop », dit-elle.

Tout l'été 2016 sera consacré à la poursuite des travaux de dynamitage et d'excavation. Le bétonnage du futur pavillon doit commencer à l'automne, avant le recouvrement de la surface, en 2017.

Les travaux à l'intérieur du nouveau bâtiment s'échelonneront jusqu'au printemps 2019.

L'extérieur de l'Assemblée nationale, une fois les travaux terminésAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'extérieur de l'Assemblée nationale, une fois les travaux terminés

Photo : Consortium GLCRM et Associés Architectes & Provencher-Roy Associés Architectes

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