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Les enfants autochtones ont plus souvent besoin des services de protection albertains

Le protecteur à l'enfance de l'Alberta, Del Graff.

Le protecteur à l'enfance de l'Alberta, Del Graff.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux rapports déposés mardi, le premier par le protecteur à l'enfance, Del Graff et le deuxième par le vérificateur général de l'Alberta, Merwan Saher, lèvent le voile sur la surreprésentation des enfants autochtones au sein de la clientèle des services de protection à l'enfance.

Les deux rapports arrivent sensiblement aux mêmes conclusions, soit que les enfants autochtones se retrouvent beaucoup plus souvent en famille d'accueil ou bien sous la tutelle des services de protection à l'enfance.

Il y a quelque chose qui ne va pas.

Une citation de :Del Graff, protecteur à l'enfance de l'Alberta

Les faits parlent d'eux-mêmes selon le protecteur à l'enfance, Del Graff :« les enfants autochtones ont plus recours aux services de protection, ils y restent plus longtemps et sont moins susceptibles de retourner dans leur famille d'origine, contrairement aux non-autochtones ».

Il a rajouté que son rapport était nécessaire puisque peu de changements ont été observés au sein du système où les clients autochtones sont surreprésentés.

70 % des enfants aidés sont autochtones

Bien que le nombre d'enfants autochtones ayant recours aux services de protection à l'enfance en Alberta ait chuté depuis 2012, ils représentent toujours près de 70 % de la clientèle des services de protection, un des taux les plus hauts au pays.

Le protecteur a rencontré des centaines de jeunes autochtones partout à travers la province pour compléter son rapport et dit que la plupart de ceux-ci ont rapporté se sentir seuls et mal aimés.

Un jeune autochtone lui a même dit se sentir « comme un fantôme » et que personne ne venait lui parler ou ne voulait interagir avec lui : « Je ne veux pas que cela arrive à d'autres enfants », a ajouté ce dernier. 

Selon le rapport, les autochtones sont surreprésentés dû à leur profil socio-économique, à l'héritage des pensionnats autochtones et au manque de confiance entre le gouvernement et la communauté autochtones.

Le protecteur propose huit recommandations, dont un nouveau partenariat entre le gouvernement et les Premières Nations qui impliqueraient celles-ci dans la gestion du système de protection à l'enfance.

Du côté du vérificateur général, le rapport propose d'améliorer la formation du personnel ainsi que la prévention et les interventions auprès des communautés autochtones.

Avec les informations de CBC

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