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Amos, une pépinière pour le cyclisme?

Karol-Ann Canuel fait mousser le champagne à l'issue du Giro d'Italie.
Karol-Ann Canuel fait mousser le champagne à l'issue du Giro d'Italie. Photo: Facebook : Boels Dolman Cycling Team

Alors que depuis 2008, Amos peut s'enorgueillir d'être représentée au Tour de l'Abitibi par au moins un coureur au sein des équipes cyclistes du Québec et du Canada, la Ville d'Amos semble être une véritable pépinière pour produire des cyclistes de haut niveau. Genèse du succès des cyclistes amossois dans la percée des circuits professionnels. 

Avec les informations de Jean-Marc BelzileTwitterCourriel

Plus besoin non plus de présenter les Keven Lacombe, Pierrick Naud et Karol-Ann Canuel, qui ont tous évolué dans les circuits internationaux. Canuel, qui a aidé son équipe à remporter le Giro d'Italie il y a une dizaine de jours a même obtenu son laissez-passer pour les Jeux olympiques de Rio en août. 

Amos est à nouveau très bien représentée cette année. Charles-Étienne Chrétien fait partie de l'équipe canadienne. Olivier Hamel a pour sa part été sélectionné sur l'équipe du Québec. Selon eux, l'encadrement des cyclistes à Amos fait toute la différence.

Mettre en place les conditions gagnantes

« L'équipe Iamgold lorsqu'on sort à l'extérieur, même à l'extérieur du Québec, on se fait pointer du doigt, explique Chrétien, qui a créé la surprise lundi soir en terminant le Challenge Sprint Abitibi au pied du podium. Il y a beaucoup de personnes qui disent qu'ils aimeraient avoir une organisation comme celle-là, on a beaucoup de commanditaires, c'est super bien organisé avec l'autobus — parce qu'on [ne] se cachera pas que c'est beaucoup de voyagement, on est assez loin. »

Olivier Hamel renchérit pour sa part que les conditions gagnantes, tant du point de vue des infrastructures que du personnel d'entraînement, sont réunies à Amos. « On a des mentors qui nous donnent des conseils, qui ont fait beaucoup de vélo dans leur vie », explique-t-il

« C'est dans la culture »

C'est un petit peu dans la culture à Amos, il y a quand même une grosse organisation [si on compare avec] d'autres villes. Les entraînements sont là, on a un sport-études et ça aide vraiment beaucoup.

Olivier Hamel, cycliste d'Amos

« Les personnes qui sont passées avant nous autres, ils nous ont toujours dit de travailler fort et de prendre notre place. Nous autres, on est une gang de chums qui se poussent l'un et l'autre, je pense que ça nous pousse à s'améliorer plus vite. »

Course cyclisme sur route, Amos, juin 2015Course cyclisme sur route, Amos, juin 2015 Photo : Godefroy Macaire Chabi

Un exemple à suivre

Selon le directeur sportif de l'équipe canadienne, Patrick Gauthier, le programme de cyclisme à Amos est un exemple à suivre. Selon lui, des athlètes amossois se distinguent sur la scène provinciale chaque année.

« Une fois qu'ils ont fini avec le club cycliste local ou de région, il y a le sport-études qui en fait beaucoup, ça permet à des jeunes de continuer et bien jumeler études et vélo, plaide-t-il, insistant aussi sur la tradition du vélo à Amos, où se trouve le plus vieux club cycliste de la province. Ensuite de ça, il y a l'équipe junior Iamgold qui fait une grosse différence aussi. »

C'est un chemin qui est continu jusque chez les juniors. Quelque part, ils récoltent ce qu'ils sèment.

Patrick Gauthier, directeur sportif de l'équipe Canada

Abitibi–Témiscamingue

Cyclisme sur route