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Aide médicale à mourir : « Rien n'a changé », assure Barrette

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que le Parti québécois (PQ) l'accuse d'avoir modifié l'application de l'aide médicale à mourir, le ministre de la Santé Gaétan Barrette assure que la Loi québécoise sur les soins de fin de vie n'a pas changé.

« Il n'y a rien qui a changé, il n'y a pas un iota de la loi qui a changé », a-t-il dit.

Dans une lettre datée du 13 juillet aux établissements de santé, le sous-ministre de la Santé, Michel Fontaine, impose désormais un délai de 10 jours entre la demande d'aide médicale à mourir et le moment de sa réalisation pour se conformer à la loi fédérale adoptée le 17 juin dernier.

On apprend aussi que les demandes devront être faites devant deux témoins de plus, alors qu'avant un seul témoin, professionnel de la santé, suffisait.

La porte-parole du PQ en matière de soins de fin de vie, Véronique Hivon, a accusé lundi le gouvernement de Philippe Couillard de modifier de façon illégale la Loi québécoise sans soumettre les changements au processus législatif. Elle a affirmé que le ministre de la Santé « vient carrément modifier la loi par l'envoi d'une simple lettre ».

On sait à quel point ça peut faire une énorme différence de devoir attendre dix jours quand chaque heure, chaque jour, peut être synonyme d'agonie et de souffrance qui perdure.

Une citation de :Véronique Hivon, députée du PQ

Une lettre informative

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a tenu à remettre les pendules à l'heure. Il a précisé que la lettre en question ne change rien à la loi, elle vise plutôt à informer le réseau de santé des nouvelles dispositions fédérales, pour que les médecins évitent des poursuites criminelles.

J'ai demandé à mon sous-ministre d'envoyer une lettre d'information au réseau pour que personne ne soit à risque de poursuite criminelle.

Une citation de :Gaétan Barrette, ministre de la Santé

Le ministre a aussi ajouté que les médecins peuvent décider d'accorder l'aide médicale à mourir sans attendre le délai de 10 jours s'ils considèrent que le patient ne peut pas attendre. 

Gaétan Barrette se défend aussi d'avoir fait des changements « en catimini », comme l'a dénoncé Véronique Hivon. « Est-ce que madame Hivon va demander que les Québécois fassent fi du Code criminel? », a-t-il demandé.

Il a affirmé que la Loi québécoise sur les soins de fin de vie sera maintenue, à moins que la Cour suprême n'invalide la loi fédérale. En Colombie-Britannique, une femme et une organisation de défense des droits civils ont déposé à la fin de juin une contestation judiciaire contre la loi. 

Avec les informations de La Presse canadienne

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