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Hauts fonctionnaires et bilinguisme : la Ville d'Ottawa précise sa pensée

La salle où se réunit le conseil municipal d'Ottawa.

La salle où se réunit le conseil municipal d'Ottawa.

Photo : Ville d'Ottawa

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville d'Ottawa tient à apporter des précisions sur la motion que son conseil a adoptée, mercredi dernier, portant sur sa politique sur le bilinguisme. La politique d'Ottawa portant sur les exigences linguistiques des cadres supérieurs n'a pas été modifiée, tient-elle à clarifier.

Mercredi, le conseil municipal de la Ville d'Ottawa a approuvé une exemption à la politique de bilinguisme de la Municipalité.

Cette motion laissait entendre que le bilinguisme n'était plus une condition requise pour l'embauche de personnes à la haute direction de la Municipalité.

La motion adoptée le 13 juillet dernier 

IL EST EN OUTRE RÉSOLU que le conseil approuve une exemption au titre de l'article R.6.3.1 iv) de la Politique de bilinguisme à l'intention des candidats recommandés pour les postes au sein de l'équipe de la haute direction décrits pendant la séance à huis clos, à la condition que lorsque ces candidats auront été nommés, ils suivent une formation en français et que leur progression dans cette formation soit évaluée dans le cadre de l'évaluation annuelle de leur rendement.

Dans un courriel, la gestionnaire de la Direction des services en français, Michèle Rochette, a tenu à rectifier le tir.

Elle a expliqué que l'exemption dont il est question dans la motion « ne concerne qu'un membre de la nouvelle équipe de la haute direction, soit Donna Gray, directrice générale du Service de l'innovation et de la performance ».

L'exemption ne concerne pas d'autres hauts dirigeants ni les futures embauches, a soutenu Mme Rochette.

« Mme Gray suit déjà des cours de français et s'est engagée à continuer à apprendre le français afin de satisfaire aux exigences de son nouveau poste. »

Mathieu Fleury, conseiller municipal, Ville d'OttawaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mathieu Fleury, conseiller municipal, Ville d'Ottawa

Photo : Radio-Canada

Branle-bas de combat

Cette nouvelle a soulevé beaucoup de passion au sein de la communauté francophone, qui a vu dans cette exemption un recul pour le français à Ottawa.

Mathieu Fleury a tenu à rappeler que cette pratique n'est pas habituelle.

« On a fait ça dans ce cas-là parce que c'est nous qui sommes allés chercher ces individus-là », a-t-il expliqué. « Ils ont des compétences qu'on ne peut pas retrouver chez d'autres personnes. Alors on les nomme dans ces positions-là de façon exceptionnelle. »

Il a aussi soutenu que les membres du conseil municipal sont d'ardents défenseurs de la cause du français à Ottawa.

« À ce qui a trait aux décisions du conseil », a-t-il soutenu, « on essaie de protéger l'ensemble des postes dans le cadre de la politique sur le bilinguisme. »

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