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Des témoignages de l'horreur de l'attaque de Nice

Un passant se recueille sur la promenade des Anglais au lendemain de l'attentat de Nice.

Un passant se recueille sur la promenade des Anglais au lendemain de l'attentat de Nice.

Photo : Eric Gaillard / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Des gens projetés dans les airs » par un camion, des « corps au sol » recouverts de draps blancs », des fuyards apeurés, impuissants ou « qui tapaient aux portes pour se mettre en sécurité ». Les témoins de l'attaque de jeudi soir à Nice décrivent des scènes d'horreur.

Karim, Niçois, sur BFMTV : « On a vu un camion arriver. Au début, on croyait que c'était pour ramasser toutes les barrières, mais quand on a vu qu'il mettait la vitesse deux, la vitesse trois, la vitesse quatre, non, c'était pas pour ramasser les barrières. Il a écrasé des gens, il y avait des morts, des enfants par terre. Moi, je courais avec une entorse pendant cinq kilomètres. Des gens me disaient de venir aider à porter leurs femmes par terre, je ne pouvais pas. On était en Irak ou en Syrie, je sais pas. Mais on n'était pas en France. Impossible. »

Laurie Jones, Montréalaise arrivée à Nice jeudi pour les feux d'artifice, à Radio-Canada : « Je me suis retournée et j'ai vu un camion dévaler la promenade, de l'autre côté du terre-plein. Les gens étaient projetés dans les airs, c'était terrible à voir. Une fois le camion passé, j'ai vu les corps au sol. Ils ressemblaient à des poupées de chiffon. Et quand j'ai traversé la promenade pour aller aider, j'ai entendu des coups de feu. »

Attentat à Nice - notre section spéciale

Christophe Napoli, témoin, sur BFMTV : « À 400, 500 mètres, on a appris qu'un camion a foncé dans la foule. Moi, j'ai reçu des centaines de personnes qui couraient dans tous les sens [...] On s'est tous plus ou moins orientés vers la vieille ville. Beaucoup de gens tapaient aux portes pour se mettre en sécurité, des gens complètement apeurés. Il y a eu des rumeurs de coups de feu dans le vieux Nice. On a vu des mouvements de foule. J'ai vu des gens tomber par terre, avoir le regard complètement livide. »

Miriam Saidani, Niçoise, à Radio-Canada : « J'étais avec mes trois enfants, les deux aînés et le petit de 2 ans et demi en poussette [...] On voyait une foule venir vers nous, crier et courir dans tous les sens en nous disant : courez, courez, courez, y a un camion qui fonce tout droit dans la foule [...] C'est l'instinct de survie qui nous passe par la tête. Réunir mes enfants et courir au maximum et le plus vite possible, parce qu'on se dit : est-ce qu'il est seul, est-ce qu'il y aura d'autres attentats en d'autres endroits? [...] Je n'ai pas trouvé refuge, j'ai fait je ne sais combien de kilomètres de la promenade jusqu'au niveau du Ray, quasiment à Nice Nord. »

Odile, gérante du Queenie, sur la promenade des Anglais, à BFMTV : « J'ai en face de moi un spectacle assez horrible, avec des draps blancs partout sur les corps des gens. [...] C'est beaucoup d'étrangers, qui ont été choqués, qui veulent rentrer, veulent partir. Certains ont déjà vécu ça dans leur propre pays [...] Ce que je ne comprends pas, c'est comment on a pu laisser entrer un camion parce que c'est censé être fermé, protégé. »

Des policiers français sur la promenade des Anglais où un camion a happé des dizaines de personnes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des policiers français sur la promenade des Anglais où un camion a happé des dizaines de personnes.

Photo : VALERY HACHE

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