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Les forces policières du Québec ont la plus grande proportion de femmes au pays

Policières du SPVM

Policières du SPVM

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est au Québec que la proportion des femmes dans les corps policiers du Canada est la plus élevée, selon une enquête de Radio-Canada/CBC.

En tête de peloton, le Service de police de la Ville de Montréal a le plus de femmes, avec 32 %.

Parmi les grandes villes canadiennes, c'est Winnipeg qui se retrouve au bas de la liste avec 14,9 %. Sur les 332 agents de la Gendarmerie royale du Canada des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, moins de 11 % sont des femmes.

Selon Statistique Canada, durant les trois dernières décennies, les femmes et les filles ont formé une mince majorité de la population canadienne.

La proportion nationale des femmes dans les principaux corps policiers se situe à un peu plus de 20 %.

Faire mieux

La chef adjointe à la retraite Shelley Hart, qui est également la policière ayant atteint le plus haut échelon de la police de Winnipeg, affirme qu'elle ne s'attendait pas à ces résultats. « C'est surprenant. Je croyais que nous avions fait beaucoup mieux pour recruter des femmes. Je crois quand même que le portrait dans la police est beaucoup plus diversifié qu'il y a 38 ans, quand j'ai commencé », explique-t-elle.

Shelley Hart
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Shelley Hart

Photo : Radio-Canada

Le chef adjoint de la police de Winnipeg, Danny Smith, n'est pas certain de la méthode utilisée par la police de Montréal pour recruter autant de femmes, mais il affirme qu'à Winnipeg beaucoup d'efforts sont faits pour attirer les femmes depuis plusieurs années.

« Dans les années 90, nous avions mis sur place des classes avec seulement des femmes. Je ne sais pas si d'autres villes ont fait ça aussi, mais peut-être que c'est quelque chose que Winnipeg pourrait faire de nouveau ».

Il dit que la police de Winnipeg ne s'est pas fixé d'objectif pour le nombre de femmes embauchées, mais qu'elle s'est donné une cible lors du recrutement de policiers issus des Premières Nations.

À Québec

La porte-parole du Service de police de la Ville de Québec, Nancy Roussel, savait qu'il y avait beaucoup de femmes dans son service, mais ne savait pas où il se situait comparativement aux autres corps policiers canadiens.

« Si nous considérons 27 % comme étant une bonne note, alors tant mieux. Par contre, nous n'avions pas de plan spécifique pour attirer les femmes. Le processus d'embauche ne favorise pas les femmes », dit-elle.

« À tous les niveaux de l'organisation, la présence des femmes apporte un point de vue différent », ajoute-t-elle. 

Personne n'était disponible pour des commentaires au Service de police de Montréal.

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