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Portraits de 4 youtubeurs, ces nouvelles vedettes du web

Radio-Canada

Ils partagent leur vie, leurs coups de coeur ou leur peine avec leurs milliers d'abonnés sur YouTube. Bienvenue dans le monde des youtubeurs, ces nouvelles vedettes du web. Nous avons rencontré quatre d'entre eux en vue du festival Oh My Fest, qui se déroule ce week-end à Montréal pour la première fois.

Un texte de Laurence NiosiTwitterCourriel

Le festival réunit une trentaine de créateurs du web. Ils ont tous en commun une chaîne YouTube, qu'ils nourrissent à coup de sketches humoristiques, de conseils beauté ou de capsules d'opinion. Prévus au festival : des panels, des rencontres avec les admirateurs, des tournois de jeux, entre autres. 

Pour certains youtubeurs américains, qui ont des millions d'abonnés, leur chaîne YouTube est devenue une entreprise très rentable. Au Québec, peu de vedettes de YouTube vivent de leur passe-temps. Les plus connues, comme Cynthia Dulude et PL Cloutier, comptent néanmoins des centaines de milliers d'abonnés.

Nous avons posé des questions à quatre youtubeurs sur l'argent, leurs ambitions et les trolls.



MARIANNE PLAISANCE ET GABRIELLE BONGARD (2e PEAU)

Âge : 24 ans (Marianne), 23 ans (Gabrielle)

Abonnés :  9500

Créneaux : Tendances, modes, style de vie

Leur histoire : « On a commencé avec un blogue et on trouvait que ça manquait d'interactivité. Depuis janvier 2015, on est sur YouTube. On est constamment surprises par la réactivité des gens. On fait des liens avec les abonnés, le contact est plus facile ».

La création de la vidéo : « On fait tout de A à Z. Marianne s'occupe de l'aspect caméra. Comme elle est photographe, c'était vraiment inné. Chaque vidéo prend 7 à 25 heures de travail. On publie une vidéo par semaine. »

La critique : « Il y a toujours des gens qui écrivent des choses dans les commentaires comme si on ne les lisait pas. Mais on ne s'en fait pas avec ça. Au Québec, les gens sont vraiment gentils comparés à d'autres pays. »

L'argent :  « Ça ne rapporte pas grand-chose. On commence, donc il faut être patient. Avec YouTube, les compagnies ne débloquent pas encore de gros budgets pour nous. Cela dit, ça peut arriver qu'on reçoive des produits. Mais on ne parle que des choses qu'on aime. Pour l'instant, notre rémunération vient de la publicité sur YouTube directement. »

Leurs ambitions : « On aime bien l'idée de s'épanouir sur Internet. On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais quand on a démarré notre chaîne, notre but ce n'était pas de faire de la télévision. Ce qui est cool avec YouTube c'est qu'on fait tout de A à Z. »


CAMILLE INGELS-FORTIER(CAM GRANDE BRUNE)

Âge : 26 ans

Abonnés : 33 000

Créneaux : Tutoriels beauté, sujets société

Son histoire : « J'ai commencé en 2012. J'avais beaucoup de temps libre et je regardais des tutoriels de coiffure en anglais. Je me suis dit que je pouvais reproduire ça, mais en français [...] Mais là, je fais une transition vers des sujets plus sérieux. Je parle de vraies affaires sans tabous. »

La création de la vidéo : « Je fais tout le montage. J'ai deux caméras, une plus grande, une plus petite. J'ai l'impression que les gens investissent dans l'équipement au fur et à mesure. Plusieurs youtubeurs ont commencé avec une webcam. Avec les années, toutes les chaînes se sont améliorées. C'est plus compétitif, il faut s'ajuster à la qualité des autres. »

La critique : « Moi, je suis chanceuse, j'en ai peu. Des fois, il y a des francophones qui viennent d'ailleurs et qui n'aiment pas notre accent, mais c'est à peu près tout. »

L'argent : « Avec le nombre de clics, c'est très peu. Au Québec, certains youtubeurs font de l'argent avec AdSense (Google). Je ne vis pas de ma chaîne, mais des fois j'ai des contrats pour mettre de l'avant des produits de certaines compagnies. Dans ce cas, j'essaie d'être transparente et de l'indiquer. Mais je ne peux pas vivre de ma chaîne YouTube. Certains youtubeurs québécois peuvent le faire. Aux États-Unis, certains sont millionnaires. »

Ses ambitions : « Je ne dirais pas non si une opportunité se présentait. Avec YouTube, on a tellement de liberté, on parle de ce qu'on veut, on publie ce qu'on veut. Je ne vois pas de fin à YouTube, je pense au contraire que ça devient de plus en plus gros. Et j'ai un travail 40 h par semaine, alors je n'ai pas d'inquiétudes. »


STÉPHANE PÉLICHET (PELLEP)

Âge : 32 ans

Abonnés : 12 600

Créneaux : Humour, tendances web. « Je ne suis pas capable de parler de ma vie personnelle! »

Son histoire : « De prime abord, je suis plus un blogueur, j'ai Petit Petit Gamin depuis sept ans, Joli Joli Design depuis deux ans. Mais avec l'effervescence de YouTube, je me discipline à faire plus de vidéos. C'est ce qui est le plus recherché pour les campagnes, c'est le nouvel angle du web. Et puis, c'est bien de diversifier ses plateformes [...] Je suis de l'ancienne génération et je suis fier d'avoir passé les courants web. »

La création de la vidéo : « Je fais à la fois des vidéos pour des clients et des vidéos qui vont directement sur ma chaîne YouTube. [...] Parfois, j'engage des gens, parfois je monte moi-même mes vidéos. J'apprends un peu plus chaque fois. »

La critique : « On voit de plus en plus de commentaires négatifs sur le web. Cela dit, je ne fais pas dans la polémique, alors les gens ne me critiquent pas trop. »

L'argent : « Avec YouTube, la seule chose qui me rapporte de l'argent c'est quand je fais des capsules pour l'émission Flip à TFO (télévision). J'ai tourné une publicité pour Subway que je vais mettre sur ma chaîne. Mais sinon, je vis de mes blogues. J'ai deux employés, j'engage parfois des caméramans, des programmeurs. C'est une entreprise, mon gagne-pain depuis trois ans. »

Ses ambitions : « Avoir une émission de télévision, ça m'intéresserait et je travaille fort là-dessus. Mais c'est difficile à dire, où je me vois dans quelques années. Le web change tellement. Mais je sais que ça restera toujours mon terrain de jeu. »

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