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Le bilinguisme n'est plus exigé pour les hauts fonctionnaires de la ville d'Ottawa

Le conseil municipal d'Ottawa a adopté le budget de la Ville pour 2012.
Le conseil municipal d'Ottawa a adopté le budget de la Ville pour 2012.
Radio-Canada

Le conseil municipal de la Ville d'Ottawa a approuvé, mercredi,une exemption à la politique de bilinguisme de la Municipalité. Des hauts fonctionnaires peuvent maintenant être embauchés sans être bilingues.

Les élus municipaux d'Ottawa ont voté en faveur de cette motion, qui permet à des personnes unilingues d'accéder à des postes de haute direction à la Municipalité.

La motion a été présentée par le conseiller Mark Taylor et appuyée par le conseiller Bob Monette, lors de l'annonce des compressions budgétaires de 2,7 millions de dollars.

Il s'agit d'une exemption à la politique de bilinguisme, qui suggère plutôt que les fonctionnaires s'engagent à suivre un cours de français et à se soumettre à une évaluation linguistique pendant leur mandat.

Les réactions

L'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO) milite depuis des années afin que le bilinguisme à Ottawa devienne officiel.

Elle craint que des impératifs ne soient pas respectés et que les services en français soient compromis.

Ça envoie l'image qu'Ottawa n'est pas une ville bilingue, que ses cadres supérieurs n'ont pas besoin d'être bilingues pour obtenir un emploi. C'est manquer de respect à une communauté importante de la ville.

Isabelle N. Miron, directrice générale de l'ACFO

La directrice générale de l'ACFO d'Ottawa, Isabelle Miron, rappelle que c'est exactement ce genre de court-circuit qui peut nuire au respect de la langue française.

Selon elle, les cours de français ne suffisent pas, habituellement, à assurer des services bilingues.

« De dire que le poste n'a pas besoin d'être bilingue à l'embauche, ça, ça inquiète, parce que dans le passé - on l'a vu - on donne un an, par exemple, à une personne pour réussir des tests de français et souvent, les personnes échouent », explique Isabelle Miron. « La langue française n'est pas une langue facile à apprendre. »

L'ACFO demande qu'on empêche des hauts fonctionnaires unilingues d'accéder à des postes.

D'après les informations d'Andréanne Apablaza

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