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Quand les kilos en trop s'accumulent, l'espérance de vie diminue

Photo: iStockphoto

Une vaste enquête menée sur quatre continents projette un nouvel éclairage sur les dangers de l'obésité et établit de façon certaine que le surpoids ou l'obésité sont associés à un risque accru de décès prématuré.

Selon cette étude publiée dans le journal scientifique The Lancet, les personnes en surpoids perdent en moyenne un an d'espérance de vie. Pour les gens modérément obèses, on parle de trois ans de moins à vivre et pour ceux qui le sont sévèrement, dix ans.

En somme, les excès de poids seraient la cause d'une mort prématurée sur cinq aux États-Unis et d'une sur sept en Europe.

De plus, l'effet du surpoids ou de l'obésité sur l'espérance de vie est trois fois plus grand chez les hommes que chez les femmes, selon le principal auteur de l'étude, Emanuele Di Angelantonio, de l'Université de Cambridge.

L'étude confirme également que l'obésité augmente les risques de maladie coronaire, d'accident vasculaire cérébral, de maladie respiratoire et de cancer.

Les risques liés à l'obésité sont connus depuis longtemps, mais les résultats de cette enquête sont les plus exhaustifs à ce jour. 

Les chercheurs ont analysé les données concernant plus de 10 millions de personnes provenant de 239 études menées dans 32 pays au cours des 45 dernières années. Les auteurs ont exclu les fumeurs et anciens accros au tabac, les personnes souffrant d'une maladie chronique au début d'une étude et celles décédées dans les cinq années suivantes.

En fin de compte, l'étude se base sur les données de près de 4 millions de personnes provenant de l'Europe, de l'Amérique du Nord, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l'Asie.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 1,3 milliard d'adultes ont un surpoids, auxquels s'ajoutent 600 millions d'obèses. Toujours selon l'organe onusien, 31 % des Nords-Américains souffrent d'obésité comparativement à 20 % des Européens.

Cette étude contredit donc d'autres travaux qui avaient conclu à l'existence d'un paradoxe de l'obésité, selon lequel les gens ayant un surpoids avaient une meilleure espérance de vie.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Santé