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Entente entre les producteurs laitiers et les transformateurs : « ça ne pouvait plus continuer »

Une vache.

Photo : ICI Radio-Canada/Claudie Simard

Radio-Canada

Après des mois de négociations, les producteurs laitiers et les transformateurs laitiers du pays ont finalement conclu une entente de principe mercredi, qui comprend une « stratégie des ingrédients ». Si son contenu reste pour le moment inconnu, les producteurs croient qu'elle pourrait faire avancer le dossier du lait diafiltré.

Le lait diafiltré est considéré comme un « ingrédient » quand il traverse la frontière et n'est ainsi pas soumis au système de gestion de l'offre qui prévaut au Canada pour le lait, les oeufs et la volaille.

Or, selon le vice-président des Producteurs de lait de l'Estrie, Marcel Blais, l'appui d'Ottawa est encore nécessaire avant de clore ce dossier.

« On essaie encore que le gouvernement statue selon les normes fromagères et le contrôle aux frontières. Parce que quand même qu'on a une entente, si les normes fromagères ne sont pas appliquées et que les contrôles aux frontières ne sont pas appliqués, on va revenir dans le même pétrin dans X temps », explique-t-il.

Ça ne pouvait plus continuer comme ça. On a conclu une entente avec eux.

Marcel Blais, vice-président des Producteurs de lait de l'Estrie

Les producteurs tentent depuis plusieurs mois de stopper l'importation américaine de lait diafiltré, un concentré protéinique utilisé, par exemple, dans la fabrication de fromage ou de yogourt.

Les producteurs de lait canadiens estiment que l'importation de lait diafiltré leur a fait perdre 220 millions de dollars l'an dernier, alors que la quantité traversant la frontière a grimpé à 32 000 tonnes, par rapport à 21 000 tonnes l'année précédente.

Au début du mois de mai, Agropur est devenu le premier grand transformateur national à suivre l'adoption d'un programme visant à encourager l'utilisation du lait canadien en fabrication fromagère.

Un pas dans la bonne direction

Concrètement, ces importations peuvent coûter jusqu'à 1000 $ par semaine aux producteurs laitiers, comme c'est le cas pour Jacques Masson, installé à Compton.

Mais aux yeux de ce dernier, l'entente conclue mercredi est un pas dans la bonne direction.

Jacques Masson, producteur laitier à ComptonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jacques Masson, producteur laitier à Compton

Photo : ICI Estrie

« Pour que la Fédération accepte d'avoir une entente de principe, c'est parce que ça va être bon pour les producteurs. Peut-être pas comme on voudrait, mais sûrement que ça va nous améliorer et il faut que ça nous améliore parce qu'on ne peut pas encore endurer ça longtemps », estime-t-il.

Il va se faire un ménage dans les agriculteurs. Ça va en faire disparaître et on va perdre de bons producteurs.

Jacques Masson, producteur laitier

L'entente de principe a été conclue à l'Île-du-Prince-Édouard, où se tient en ce moment l'Assemblée générale des producteurs laitiers du Canada. Elle sera dévoilée lorsqu'elle sera ratifiée par les producteurs et les transformateurs.

Avec les informations de La Presse canadienne

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