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Un second souffle pour l'économie, disent les organisations en faveur de l'agrandissement de la mine Canadian Malartic

La mine Canadian Malartic
La mine Canadian Malartic Photo: Mathieu Dupuis

Revitalisation économique, occasions d'affaires pour les entrepreneurs de toute l'Abitibi-Témiscamingue : les intervenants en faveur du projet d'agrandissement de la mine d'or Canadian Malartic et de la déviation de la route 117 sont nombreux à défendre leur point de vue devant les commissaires du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui sont présentement à Malartic. 

Avec les informations d’Émélie Rivard-BoudreauTwitterCourriel et de Claude BouchardTwitterCourriel

Canadian Malartic projette d'exploiter les gisements Jeffrey et Barnat, ce qui prolongerait la durée de vie de la mine qui emploie 670 personnes de 6 ans, soit jusqu'en 2028. La fosse serait allongée vers l'est pour atteindre une longueur de près de quatre kilomètres.

Entrepreneurs en faveur du projet

Le copropriétaire de Chaussures R. Leclerc fait partie des gens et organisations qui sont venus appuyer le projet devant les commissaires du BAPE. Sébastien Leclerc a expliqué que depuis les débuts de l'exploitation de la mine, son commerce, qui fournit les bottes et les vêtements de travail pour l'entreprise, connaît un second souffle.

« L'économie, je vais vous dire une affaire, nous à notre magasin ça volait bas en sacrifice, a-t-il confié à David Chabot, animateur de l'émission Des matins en or. Une chance qu'il s'est passé quelque chose parce que je vais vous le dire, nous autres, les Leclerc, je ne suis pas sûr qu'on serait restés à Malartic. »

Veut, veut pas, si vous voulez avoir des commerces, il faut de l'argent aussi qui vienne avec, parce qu'on ne vit pas que d'amour et d'eau claire, et une business, il faut que ça roule si vous voulez qu'on reste en vie.

Séabstien Leclerc, copropriétaire de Chaussures R. Leclerc

Des entrepreneurs miniers qui font des affaires avec le partenariat Canadian Malartic sont aussi venus défendre ce point de vue. Pour eux, la mine représente des contrats de plusieurs centaines de milliers de dollars. C'est notamment le cas d'ASDR Canada inc., qui s'occupe notamment de l'entretien des équipements de Canadian Malartic, ou encore de Moreau électrique, qui jouit aussi des retombées des activités minières. 

Indicateurs économiques à l'appui

Les chambres de commerce de Val-d'Or et de Rouyn-Noranda, appuyées par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) abondent dans le même sens. Dans son mémoire, la FCCQ évalue notamment « qu'un total de 54 % des dépenses d'exploitation de la mine seront réalisées en Abitibi-Témiscamingue ».

Parmi les autres indicateurs économiques qui témoignent des retombées de la mine, elle cite également la hausse de 19,5 % du revenu médian des ménages de la Vallée-de-l'Or entre 2005 et 2010, contre 11,7 % dans le reste de la province. La FCCQ note également la diminution de 10 % du taux de chômage à Malartic entre 2006 et 2011, alors que cet indicateur est passé de 8,3 % à 7,5 %. 

« Reconnaître que les activités de la mine peuvent générer des impacts et déployer des efforts pour minimiser et trouver des solutions viables comme ils le font nous envoie un message qu'ils travaillent avec intégrité à mettre en place un meilleur climat de cohabitation », croit l'ancien président de la Chambre de commerce de Val-d'Or, Marcel Jolicoeur.

La Chambre de commerce de Val-d'Or a l'ultime conviction que le projet d'agrandissement de la mine doit aller de l'avant tant pour le bienfait de la communauté de Malartic que pour nos entreprises.

Marcel Jolicoeur, ancien président de la Chambre de commerce de Val-d'Or

La Ville présente ses attentes

Quant aux élus de Malartic, ils reconnaissent dans leur mémoire en faveur de l'agrandissement de la mine Canadian Malartic l'important apport économique de l'entreprise pour leur ville.

Ils notent cependant que « pour s'assurer de l'acceptabilité sociale du projet et pour veiller à ce qu'il s'inscrive en conformité avec le principe du développement durable », ils ont « à coeur que [la présence de la mine] à Malartic laisse un héritage durable et positif à ses habitants, ainsi qu'aux générations futures », formulant des attentes en ce sens en ce qui concerne notamment la démographie, l'instauration d'un pacte fiscal durable avec la minière, le développement économique ainsi que la saine gouvernance.

Les audiences se poursuivent à Malartic mercredi. Le rapport du BAPE doit être présenté au ministre de l'Environnement, David Heurtel, au plus tard le 5 octobre. Il doit être rendu public dans les 60 jours suivant son dépôt.

Abitibi–Témiscamingue

Métaux et minerais