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La minière Mosaic met à pied 330 travailleurs de sa mine de potasse de Colonsay

Mine de potasse de Colonsay.

Mine de potasse de Colonsay.

Photo : Marc-Antoine Bélanger

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La minière Mosaic suspend les activités de sa mine de Colonsay jusqu'au 3 janvier 2017. Environ 330 travailleurs sont mis à pied temporairement selon la compagnie.

Selon le syndicat des travailleurs de la mine, ce serait plutôt près de 370 employés qui perdraient leur emploi temporairement.

« Nous continuons à mettre en place des actions difficiles, mais nécessaires pour s'assurer que Mosaic reste aussi compétitive que possible », souligne le président de la minière, Joc O'Rourke. « La suspension des activités à Colonsay va permettre de répondre à la demande de nos clients tout en réduisant nos coûts de production. »

Selon le syndicat, le marché moribond de la potasse et les ventes internationales difficiles ont été mentionnés par la direction pour justifier les suppressions de postes.

Trente-deux travailleurs resteront en place pour maintenir le site en service selon le syndicat des travailleurs.

La minière estime que les conditions du marché en janvier 2017 seront favorables à un retour des travailleurs. Ces derniers ne pouvaient pas entrer au travail mercredi matin, selon le syndicat.

La minière Mosaic a mentionné que les mises à pied n'ont aucun lien avec les négociations de convention collective en cours avec le syndicat. Elle espère que le syndicat sera prêt à continuer à négocier.

Les mines de Esterhazy et Belle Plaine vont permettre à Mosaic de répondre à ses besoins en potasse à court terme.

Employés sous le choc

Daniel Denis, un opérateur de machinerie de la mine était sous le choc lorsqu'il a appris la nouvelle mercredi. Il avoue toutefois avoir commencé à être inquiet la veille lorsqu'il a constaté que l'entreprise avait demandé à ce que la machinerie soit entreposée, ce qui n'est jamais le cas en fin de journée.

Daniel Denis, un opérateur de machinerie de la mine était sous le choc lorsqu’il a appris la nouvelle
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Daniel Denis, un opérateur de machinerie de la mine était sous le choc lorsqu’il a appris la nouvelle

Photo : Marc-Antoine Bélanger/Radio-Canada

« On sentait qu'il y avait quelque chose qui se passait déjà. Le soir d'avant on coupait la roche puis hier soir toutes les mineuses étaient en préparation pour se faire inspecter. C'est la première fois dans mes six ans que toutes les mineuses se faisaient inspecter. Alors il y avait quelque chose qui se passait, on savait. Il y avait une raison pour laquelle ils faisaient ça. » Daniel Denis pense que l'échec de l'entente entre le syndicat et l'entreprise est à l'origine de cette mise à pied.

Edward Emmerson, l'un des employés mis à pied temporairement
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Edward Emmerson, l'un des employés mis à pied temporairement

Photo : Marc-Antoine Bélanger/Radio-Canada

Un autre employé, Edward Emmerson, a lui aussi eu le pressentiment que quelque chose se tramait en fin de soirée mardi. Le père de 4 enfants n'a pas l'intention de quitter la petite communauté de quelque 600 habitants. Edward Emmerson ne croit pas que ce seront les mêmes travailleurs qui seront de retour à la mine en janvier prochain parce que six mois d'attentes risquent d'être beaucoup trop longs pour la plupart d'entre eux.

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