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La survie d'un camp pour jeunes filles autochtones menacée à Edmonton

Des jeunes filles en cercle dans une salle.
Des activités pour apprendre la langue et la culture cries sont offertes à une vingtaine de jeunes filles à l'Université de l'Alberta. Photo: Radio-Canada

Un camp d'été qui permet aux fillettes autochtones d'Edmonton d'en apprendre davantage sur la culture crie fait face à des difficultés financières.

Le camp, offert à l'Université de l'Alberta depuis huit ans, permet aux jeunes filles d'apprendre la langue, la spiritualité et différents autres aspects de la culture crie. Le programme se trouve maintenant dans une situation difficile après avoir perdu le financement offert par une entreprise du secteur pétrolier.

Malgré ses efforts pour recueillir des dons, la directrice du programme, Rochelle Starr, affirme que le camp n'a pour l'instant que 25 000 $ par année, alors qu'il lui faudrait un budget d'au moins 50 000 $, selon ses calculs.

Rochelle Starr affirme que les organisateurs souhaitent recréer une éducation autochtone aussi traditionnelle que possible. La vingtaine d'adolescentes qui y participent cette année ont entre autres pu participer à des cérémonies traditionnelles et aller cueillir des champignons dans les bois, près de Cooking Lake, avec des aînés.

Selon Mme Starr, l'apprentissage de cette culture est très important pour les enfants.

Affiches avec des images et des mots écrits en langue crie sur un murLes jeunes filles peuvent apprendre la langue crie lors du camp offert à l'Université de l'Alberta. Photo : Radio-Canada

« Sans la connaissance autochtone, je pense que nous avons vécu une crise après une autre. Alors nous travaillons pour remettre les filles en contact avec la connaissance autochtone, la langue autochtone et les façons de connaître et d'être autochtones pour améliorer leur capacité à vivre une bonne vie », explique-t-elle.

Elle croit que le fait que le programme se déroule dans une université envoie également le message aux petites filles qu'elles ont leur place dans un établissement d'enseignement supérieur.

Rochelle Starr voit les effets du programme sur les participantes depuis les dernières années. « [Le programme] a un impact sur leur estime d'elles-mêmes, ça leur donne un endroit où elles peuvent être elles-mêmes en tant que femmes autochtones. »

Une jeune fille aux cheveux longs devant un groupe d'adolescentesKaydence Barry se dit heureuse d'avoir pu trouver un programme qui lui permet de mieux connaître sa culture. Photo : Radio-Canada

Kaydence Barry, une jeune participante, dit qu'elle voulait participer à ce genre de camp pour mieux connaître sa culture. Elle est très heureuse d'avoir finalement pu trouver ce programme. 

« Parfois c'est difficile de trouver des enseignements ou d'autres choses à propos de ta culture et de ta langue », remarque-t-elle.

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