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Le feu bactérien menace des dizaines de vergers des Basses-Laurentides

Le feu bactérien, aussi appelé brûlure bactérienne, infecte le pommier par sa fleur au printemps lors d'une pluie.

Le feu bactérien, aussi appelé brûlure bactérienne, infecte le pommier par sa fleur au printemps lors d'une pluie.

Photo : RADIO-CANADA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs vergers de la région d'Oka sont aux prises avec une bactérie qui s'attaque aux pommiers, compromettant ainsi la survie de certains vergers à moyen terme.

Un texte de Francis LabbéTwitterCourriel

Olivier Lauzon, du verger familial Réjean Lauzon à Saint-Joseph-du-Lac, consacre tout son temps et son énergie à lutter contre cette bactérie, appelée le feu bactérien.

« Nous avons plusieurs arbres touchés, et nous sommes parvenus à en sauver plus d'un, mais nous ne devons pas relâcher. Nous sommes présentement un mois en retard sur notre ouvrage. »

— Une citation de  Olivier Lauzon

Le feu bactérien, connu aussi sous le nom de brûlure bactérienne, infecte le pommier par sa fleur au printemps lors d'une pluie. Il fait noircir les branches et faner les feuilles. Pour le contrer, il faut couper les branches infestées et, parfois, le pommier en entier.

Malgré un système de surveillance du feu bactérien, des producteurs d'Oka, de Saint-Joseph-du-Lac et de Saint-Eustache ont été lourdement touchés cette année, en raison d'une forte rosée survenue en mai.

Le feu bactérien ferait rage depuis le 22 mai, selon Éric Rochon, président de l'Association des producteurs de pommes des Laurentides. « On retrouve cette bactérie un peu partout, mais c'est notre secteur qui est le plus touché », explique-t-il.

Olivier Lauzon, du verger familial Réjean Lauzon, à Saint-Joseph-du-Lac.
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Olivier Lauzon, du verger familial Réjean Lauzon, à Saint-Joseph-du-Lac.

Photo : RADIO-CANADA

« Quand les conditions sont propices à la propagation de la bactérie, nous avons des alertes, poursuit M. Rochon. Cette année, comme les stations météo n'ont pas été capables de la détecter, c'est une partie de plaisir pour la brûlure bactérienne. »

Craintes à moyen terme

Les pommes non affectées sont comestibles et l'Association des producteurs ne craint pas pour la récolte 2016. Mais elle s'inquiète pour celle de l'an prochain, si les producteurs ne reçoivent pas de l'aide rapidement pour contrer l'épidémie.

La députée de Mirabel, Sylvie D'Amours, a demandé au ministre de l'Agriculture Pierre Paradis une aide technique d'urgence pour porter assistance aux producteurs des Basses-Laurentides touchés par cette infestation.

« Si un verger ne parvient pas à stopper la propagation, faute de main d'œuvre, par exemple, il risque de contaminer ses voisins l'an prochain », explique la députée. Au cabinet du ministre Paradis, on affirme que cette demande est présentement à l'étude.

Un producteur du Québec dont les arbres sont contaminés par le feu bactérien s'expose, après avertissements, à des amendes qui varient de 600 à 6600 $. En cas de récidive, elles peuvent aller jusqu'à 14 000 $.

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