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Après la tordeuse, d'autres insectes ravageurs pourraient envahir la Côte-Nord

Radio-Canada

La tordeuse des bourgeons de l'épinette décline à certains endroits sur la Côte-Nord, mais l'infestation est encore bien réelle. Ce qui inquiète les chercheurs, c'est que d'autres insectes ravageurs pourraient lui succéder.

La forêt boréale risque d'être confrontée à d'autres importants défis d'après les chercheurs scientifiques. Selon eux, ces défis se poursuivront même lorsque la tordeuse aura finalement quitté la région.

La forêt s'est toujours régénérée après la tordeuse, je ne pense pas que ce soit un problème...

Louis De Grandpré, chercheur scientifique, Service canadien des forêts

Des chercheurs, comme Louis De Grandpré et Christian Hébert, s'intéressent maintenant à d'autres insectes qui devraient bientôt être attirés par le bois infesté.

chercheursAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des chercheurs étudient l'épidémie de tordeuse des bourgeons de l'épinette sur la Côte-Nord

Photo : Radio-Canada/Marlène Joseph-Blais

L'arpenteuse de la pruche

L'arpenteuse de la pruche est notamment sous leur loupe. Il s'agit d'une chenille qui s'intéresse aux mêmes essences que la tordeuse des bourgeons de l'épinette et qui peut faire des ravages.

« Elle va grignoter à peu près toutes les aiguilles. C'est pour ça qu'on l'appelle la grignoteuse ou la gaspilleuse. Elles sèchent, elles rougissent au mois d'août, tombent à l'automne et l'arbre meurt », précise le chercheur Christian Hébert.

Une forêt en transformation

La forêt nord-côtière se relève tranquillement du passage de la tordeuse, mais elle restera transformée. Beaucoup de jeunes arbres sont attaqués par la tordeuse qui tombe du haut des arbres plus matures, à l'exception des petits semis de sapin. 

Forêt boréale de la Côte-NordAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Forêt boréale de la Côte-Nord

Photo : Radio-Canada/Marlène Joseph-Blais

Cette forêt boréale diversifiée pourrait donc être remplacée par une étendue de sapins. On le saura seulement lorsque l'insecte aura quitté la région.

L'ampleur des ravages

Dix ans après le début de l'infestation, la tordeuse des bourgeons de l'épinette a attaqué plus de trois millions d'hectares de forêt sur la Côte-Nord.

Selon Louis De Grandpré, chercheur scientifique au Service canadien des forêts, l'infestation pourrait se terminer bientôt dans le secteur de la Toulnustouc, faute de nourriture pour les insectes. « J'ai l'impression que dans peut-être une année ou deux, ça va être pas mal terminé », précise-t-il.

Il n'y aura plus assez de nourriture disponible.

Louis De Grandpré, chercheur scientifique, Service canadien des forêts

Dans d'autres secteurs, plus à l'est, mais aussi en Haute-Côte-Nord, les populations continuent toutefois d'augmenter. À ces endroits, on pourrait devoir attendre quatre ou cinq ans avant de voir disparaître la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

D'après le reportage de Marlène Joseph-Blais

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