•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les punaises de lit effrayent les clients d'organismes communautaires

punaise de lit

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

Des organismes de l'Estrie ont remarqué que des clients avaient de plus en plus peur de se procurer des meubles par crainte qu'ils soient infestés par des punaises de lit.

Bien qu'il faut craindre ces petites bestioles, il n'est pas nécessaire de bouder les offres faites par les organismes communautaires. « Il ne faut pas prendre les meubles et des tapis qui se retrouvent sur le bord de la route. Ils sont peut-être là parce que justement, ils sont infestés. Plusieurs organismes ont déjà des mesures où ils vont inspecter les meubles ou vont faire un traitement avant de les offrir. Il faut s'informer auprès d'eux », explique la cogestionnaire principale à la Direction de la santé publique de l'Estrie, Lynda Pinsonneault.

Les punaises ne sont pas seulement présentes dans les lits, mais aussi sur les meubles comme les divans et sur les tapis. C'est un petit insecte brun qui mesure entre 4 et 7 mm, de la grosseur d'un pépin de pomme. Il se tient proche des humains. « On est son garde-manger. On les retrouve dans des endroits où on se tient relativement longtemps sans bouger », rappelle Mme Pinsonneault.

Ce qu'il faut faire

La première chose à faire si on est aux prises avec des punaises de lit, c'est d'aviser son propriétaire. « Ce sont des insectes qui sont particulièrement résistants aux insecticides. Il faut bien le faire. Ça prend des gens bien formés pour le faire », soutient-elle.

Si quelqu'un amène une punaise de lit chez lui, au bout d'un mois, il y en a 50, après deux mois 500, et après quatre mois 5000. « Les gens ont tendance à avoir honte quand ils découvrent des punaises de lit chez eux. Il ne faut pas. Au contraire, il faut le régler tout de suite et ça ne prendra pas d'ampleur. Ce n'est pas lié à la malpropreté. C'est quelque chose sur laquelle il faut agir vite. »

La punaise de lit n'est pas dangereuse pour l'humain, mais est désagréable. « Ça pique, ça cause de la démangeaison. Si les gens se grattent trop, ça peut causer de l'inflammation. La punaise ne transmet pas de maladie à l'homme. Par contre, ça cause du stress, de la honte, des troubles de sommeil parce que les gens ont peur de se faire piquer la nuit. Ça crée plus des problèmes d'ordre psychologique et social », indique Lynda Pinsonneault.

Difficile d'évaluer la situation

À l'heure actuelle, il est difficile d'évaluer avec précision l'étendue de la situation. « À Montréal, ils ont un système de surveillance unique pour les punaises de lit qu'on n'a pas à Sherbrooke. On n'a pas ce portrait fin là, mais on sait que le problème est très présent chez nous aussi », indique-t-elle. Mme Pinsonneault soutient qu'il pas question, pour le moment, de mettre sur pied un tel système en Estrie. « C'est un projet de la Ville de Montréal », rappelle-t-elle.

Estrie

Justice et faits divers