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Caméra corporelle : un policier manitobain fait le saut

Caméra corporelle du policier Darwin Drader

Caméra corporelle du policier Darwin Drader

Photo : Radio-Canada/Riley Laychuk

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le sergent-major Darwin Drader du corps policier de la municipalité rurale de Cornwallis, au Manitoba, fait partie des rares policiers manitobains à être équipés d'une caméra corporelle.

Darwin Drader utilise cette caméra quand il est en service dans la municipalité située près de Brandon, à 200 km à l'ouest de Winnipeg.

La Municipalité a acheté cette caméra il y a deux mois et demi, à la suite de la recommandation de M. Draper.

« Je faisais de la recherche pour une nouvelle caméra dans les autopatrouilles quand j'ai trouvé ces caméras corporelles. Mon chef adjoint et le comité ont décidé par la suite de l'acheter. »

Darwin Drader, qui compte plus de 30 ans de service comme policier, affirme que la caméra a coûté 300 $, un petit prix à payer pour avoir une meilleure protection.

« Personne ne pourra affirmer que j'ai été rude ou odieux, parce que j'ai maintenant une caméra dans la voiture, et une autre sur moi, »

Réticence

D'autres corps policiers au Manitoba sont plutôt réticents à porter ces caméras corporelles.

Radio-Canada/CBC a joint une douzaine de corps policiers à travers la province et Darwin Drader serait le seul à porter une caméra active.

Le Service de police de Brandon a utilisé une caméra dans le cadre d'un projet pilote, mais a décidé d'attendre de régler certains problèmes, tels que définir des politiques quant à l'utilisation de ces appareils. Le Service de police de Dakota Ojibway a également des caméras qui sont remisées sur une tablette pour les mêmes raisons.

Les corps policiers de Morden, Winkler, Victoria Beach, Rivers et Springfield ont tous affirmé qu'ils n'avaient pas l'intention d'en utiliser pour le moment.

À Altona, le comité de police dit avoir acheté des caméras en 2014, mais elles ont été retournées au vendeur à cause de la piètre qualité des images.

La Gendarmerie royale du Canada confirme que ses agents ne portent pas de caméras et qu'il n'y a pas de plan pour en utiliser. Elle mentionne par contre que des caméras ont été testées dans quelques détachements à travers le pays.

Darwin Drader affirme qu'il utilise sa caméra exclusivement lors de contrôles routiers, mais qu'il pourrait y avoir recours pendant d'autres genres d'interventions, comme des disputes familiales. Selon lui, le public ne semble pas préoccupé d'être filmé lors des interventions.

« Chaque fois que j'intercepte quelqu'un, je l'avise immédiatement qu'il est enregistré. Certaines personnes trouvent ça très bien, d'autres sont indifférents »

Si jamais une personne contestait l'utilisation de la caméra, M. Drader aurait une réponse toute prête : « C'est pour votre sécurité, et la mienne. Désolé, mais je ne vais pas éteindre la caméra. »

La Ville de Winnipeg annule son projet pilote

Le Service de police de Winnipeg devait faire l'essai de 800 caméras corporelles en 2017 dans le cadre d'un projet pilote, mais a décidé d'annuler le tout. Aucun autre projet n'est prévu, selon un porte-parole de la police.

Le président de l'Association des policiers de Winnipeg, Maurice Sabourin, estime que ce projet n'est pas nécessaire parce qu'il existe d'autres solutions, comme celle de toujours avoir deux policiers dans une autopatrouille. Cette technologie pourrait être utile pour les plus petits corps policiers qui font des interventions avec seulement un agent, croit-il. Il soutient qu'il y a de meilleures façons de dépenser les fonds publics à Winnipeg.

M. Sabourin ajoute qu'on doit aussi prendre en considération le coût d'utilisation de ces caméras, ainsi que le temps qu'il faut allouer aux policiers pour télécharger les images et ensuite brouiller le visage des personnes mineures et autres choses qui ne pourraient pas être vues par un tribunal.

Malgré tout, le policier Darwin Drader juge que cet outil peut s'avérer un élément de preuve incontestable. Il a récemment utilisé des images de sa caméra pendant un procès pour un cas de conduite avec les facultés affaiblies.

« Ça m'aide à faire mon travail correctement. »

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