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L'Iran dépose des accusations contre la Montréalaise Homa Hoodfar

Homa Hoodfar

Photo : La Presse canadienne / Amanda Ghahremani

Radio-Canada

La Canadienne d'origine iranienne détenue en Iran Homa Hoodfar vient d'être accusée et subira un procès, ont annoncé les agences de presse iraniennes ISNA et Tasnim.

La nature de l'accusation n'a pas été précisée par le procureur de Téhéran, Abbas Jafari Dowlatabadi, qui a simplement annoncé que des accusations avaient été déposées.

Des accusations connues

La Canado-Iranienne de 65 ans est une anthropologue et professeure à l'Université Concordia. Elle a mené des recherches sur les femmes musulmanes dans plusieurs régions du monde.

Selon une de ses collègues, la professeure Geneviève Rail, les accusations auxquelles fait face Homa Hoodfar sont connues depuis le 26 juin. Elle est accusée de se mêler de féminisme et de questions de sécurité.

Mme Hoodfar est une chercheure, pas une femme politique qui est là pour fomenter une révolution.

Geneviève Rail, professeure à l'Institut Simone de Beauvoir, Université Concordia

Selon sa collègue, son mari est décédé l'an dernier et elle s'est rendue en Iran pour visiter sa famille. Mme Rail précise que sa collègue a profité de son séjour pour faire du travail d'archives, mais le but principal de son voyage était avant tout personnel. Elle souffre de myasthénie, une maladie auto-immune rare caractérisée par une faiblesse musculaire. Son avocat et sa famille sont sans nouvelles de Mme Hoodfar et ils ne savent pas si elle a accès à ses médicaments.

Entrevue avec une de ses collègues, Geneviève Rail.

Le Canada actif, selon Stéphane Dion

En voyage en Lettonie, le ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, a réagi par communiqué. Il soutient que le pays est actif pour faire libérer Mme Hoodfar, et qu'il est en contact avec ses alliés dans ce dossier. M. Dion ajoute avoir rencontré la famille de Mme Hoodfar, et toujours être en contact avec elle.  

Pour des raisons de confidentialité, nous ne pouvons pas divulguer plus d'informations sur les actions du gouvernement du Canada dans ce dossier, mais soyez assuré que cette affaire est une priorité pour nous.

Stéphane Dion

Avant d'être emprisonnée le 6 juin, Mme Hoodfar avait été interceptée une première fois en mars par les agents des services de contre-espionnage des Gardiens de la révolution islamique. Ils avaient alors confisqué son ordinateur personnel, son téléphone portable et son passeport, et l'avaient prévenue qu'elle ne pourrait plus quitter l'Iran pour rentrer au Canada.

Selon ses proches, elle est détenue dans la prison d'Evin, où a été torturée à mort, en 2003, la photojournaliste canadienne Zahra Kazemi.

Avec les informations de Associated Press

Grand Montréal

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