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Pétrole : les gestionnaires de ZEC derrière les environnementalistes

Les précisions de Denis Leduc

Les opposants aux projets pétroliers au Québec obtiennent un nouvel appui, celui de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC. Ces organismes, qui gèrent des territoires de chasse, de pêche et de plein air à travers la province, s'inquiètent des conséquences possibles des projets pétroliers sur les lacs et les rivières.

Un texte de Ariane Perron-LangloisTwitterCourriel avec la collaboration de Denis Leduc

La Fédération se range derrière une nouvelle campagne de la Fondation Coule pas chez nous, qui veut mettre l'accent sur les risques des projets d'oléoduc sur les lacs, les rivières et les ruisseaux. Cette campagne, intitulée « Coule pas dans nos cours d'eau », a été lancée samedi à Rimouski.

C'est étroitement lié, notre mandat de préservation des habitats en tant que gestionnaires de ZEC, c'est étroitement lié avec la qualité de l'eau.

Peter Camden, directeur général de la ZEC du Bas-Saint-Laurent
Le directeur général de la ZEC Rimouski, Peter CamdenLe directeur général de la ZEC Rimouski, Peter Camden Photo : Radio-Canada / Maxence Matteau

Le directeur général de la ZEC du Bas-Saint-Laurent, qui est également vice-président de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC, Peter Camden, affirme que son organisation est directement touchée par des projets pétroliers. Il croit que le lac des Chasseurs et la rivière Patapédia, par exemple, pourraient être menacés en cas de déversement pétrolier.

M. Camden affirme que cette préoccupation est commune aux gestionnaires de ZEC à travers la province. « Tous les gestionnaires de ZEC injectent beaucoup d'argent pour l'amélioration des sites de fraye, rappelle M. Camden. Ce serait dommage de mettre en péril ces ruisseaux et ces rivières, d'autant plus qu'on souhaite assurer une pérennité pour les générations futures. »

Une pêcheuse de saumon en actionUne pêcheuse de saumon en action Photo : Radio-Canada

Arrivée de la Marche des Peuples

En même temps, une trentaine de personnes sont arrivées à Rimouski au terme de la Marche des Peuples pour la Terre Mère. Partis d'Amqui le 29 mai, ils ont parcouru 833 kilomètres à pied à travers la Gaspésie pour s'opposer à l'exploration, à l'exploitation et au transport des hydrocarbures dans la région.

Naïta Bachelet a décidé à la dernière minute de se joindre à la marche. « C'était un peu, pas retomber dans le passé, mais comprendre l'importance du parcours et de la distance », explique-t-elle.

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