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L'isolement cellulaire dans les prisons pour femmes doit cesser, dit Louise Arbour

La juriste de renom Louise Arbour s'est entretenue avec Chris Hall à la radio de CBC.

La juriste de renom Louise Arbour s'est entretenue avec Chris Hall à la radio de CBC.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

« Je suis scandalisée », dit l'ex-juge de la Cour suprême du Canada Louise Arbour, à propos de la mort d'une détenue dans un établissement fédéral, en Ontario, en début de semaine.

L'ancienne haute-commissaire aux droits de l'homme des Nations unies réclame que cesse l'isolement cellulaire des détenues ayant des problèmes de santé mentale dans les prisons pour femmes.

Selon elle, l'isolement cellulaire est une méthode disciplinaire « pratique » lorsque les ressources manquent. « Franchement, en ce moment, je ne pense pas qu'on devrait s'en servir », dit-elle à l'émission The House, à la radio de CBC.

Une peine d'emprisonnement, la punition est une privation de liberté. Ce n'est pas l'occasion pour un abus supplémentaire. [L'isolement cellulaire] est extrêmement, extrêmement dommageable.

Louise Arbour

La juriste de renom a déjà présidé une commission d'enquête en 1996 sur la Prison des femmes de Kingston, fermée depuis 2000. Dans son rapport, elle réclamait que soit limité le confinement en cellule.

Terry Baker, 30 ans, a été retrouvée sans vie dans sa cellule à l'Établissement pour femmes Grand Valley, à Kitchener, le soir du 4 juillet. Elle purgeait une peine de prison pour meurtre au premier degré.

La prisonnière était confinée à sa cellule et s'est enlevé la vie, selon l'Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry, qui vient en aide aux femmes ayant affaire au système pénal.

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