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Les prostitués se sentent plus en sécurité sur le web que dans la rue, selon une étude

L'outil de traduction automatique est disponible depuis quelques semaines.

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Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude du centre d'excellence pour le VIH-SIDA de la Colombie-Britannique affirme que les prostitués mâles de Vancouver se sentent plus en sécurité lorsqu'ils promeuvent leurs services sur le web plutôt que dans la rue.

Dans le cadre de l'étude, 39 prostitués hommes ou transsexuels ont été suivis pendant un an entre 2012 et 2013. Huit personnes qui utilisent des services de prostitués ont aussi été suivies.

La chercheuse Andrea Krüsi affirme qu'avec l'arrivée de nouvelles technologies, le travail de prostitué est passé de la rue au web. « Cela fait en sorte que les prostitués ne peuvent plus compter sur l'aide d'une communauté », explique-t-elle, mais la sollicitation sur le web permet aux prostitués de mieux filtrer les clients et de mieux négocier les termes de l'entente, selon la chercheuse. « Souvent, l'attitude violente d'un client transparaît dans la négociation, souligne la chercheuse, ce qui permet de réduire les gestes de violence envers les prostitués. 

Publicité en ligne criminalisée

Les avantages de la publicité en ligne pour les prostitués ont toutefois été réduits par une loi introduite en 2014 par les conservateurs, affirment les chercheurs, car les travailleurs du sexe doivent réduire au minimum leur communication électronique pour ne pas être épinglés. La loi fédérale qui interdit la publicité du sexe en ligne pourrait ainsi entraîner les prostitués dans la clandestinité.

Cette loi a pour effet d'isoler les travailleurs du sexe, fait valoir le directeur du programme d'aide aux prostitués Hustle, Matthew Taylor, qui a aussi participé à l'étude. « Ils se coupent de la société de plusieurs façons et se coupent ainsi des services offerts », affirme-t-il. 

Le directeur de Hustle dit aussi que la loi force les organismes comme le sien à bannir certains mots de leurs campagnes de sensibilisation sur le web puisque plusieurs sites interdisent les termes « travail du sexe » ou « prostitution ». Cela limite, selon lui, la capacité des organismes à toucher leur clientèle.

Les chercheurs espèrent que l'étude relancera le débat sur la criminalisation de la prostitution et ils souhaitent que les prostitués y prennent part.

L'étude a été publiée dans la revue American Journal of Men's Health.

Avec les informations de La Presse canadienne

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