•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De petits entrepreneurs ressentent déjà les effets d’un possible conflit de travail chez Postes Canada

Annie Raymond et ses Monstres à câlins

Photo : Radio-Canada/Mélissa Savoie-Soulières

Radio-Canada

La menace d'un conflit de travail qui plane depuis plusieurs jours à Postes Canada commence à se faire sentir chez de petits entrepreneurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui font du commerce en ligne.

Comme des dizaines d'entrepreneurs à travers le Québec, la propriétaire de Monstres à câlins, Annie Raymond confectionne tous ses produits dans sa maison d'Alma. La créatrice les vend sur Internet et les envoie par la poste.

« Mes monstres pour éviter que ça me coûte trop cher, je les scelle sous vide et je les envoie en enveloppe, explique Mme Raymond. Donc, Postes Canada est vraiment le meilleur au niveau du prix. »

Marielle Delisle de Lunitouti

Marielle Delisle de Lunitouti

Photo : Radio-Canada/Mélissa Savoie-Soulières

La propriétaire de Lunitouti, une entreprise qui vend des sacs à collation et à sandwich, craint aussi un conflit de travail chez Postes Canada, surtout que la rentrée des classes est sa plus grosse période de vente.

« Quand tu arrives sur ma boutique, tu vois tout de suite qu'à cause d'une grève potentielle, il y a des délais, les délais vont être plus longs, explique Marielle Delisle. Les gens le savent. À chaque achat qu'ils vont faire dans ma boutique, il faut qu'ils confirment qu'ils sont au courant qu'il y a des délais et que , dans le fond, leur item va arriver plus tard que prévu. C'est la façon que j'ai trouvée de fonctionner, malgré la grève potentielle. »

Les deux femmes d'affaires ont évalué les alternatives avec d'autres expéditeurs, mais les coûts les ont découragées.

« Disons que mon item se vend 12 $ et je devais l'envoyer au coût de 12 $. Le client ne voudrait pas payer le prix et le temps d'envoi et tout ça, précise Marielle Delisle. Avec Postes Canada, c'est autour de 2 $, 3 $ pour un item. »

« Ça me coûte maximum 5 $ avec tout mon prix d'emballage, indique pour sa part Annie Raymond de Monstres à câlins. Si j'y vais en boîte, on parle de 10, 15, possiblement même de 20 $ dépendamment où je l'envoie. Donc c'est vraiment une différence qui est majeure pour le client et pour moi, si je dois absorber une partie des coûts, c'est beaucoup aussi. »

En cas d'arrêt du service de Postes Canada, Annie Raymond en profitera donc pour fabriquer des peluches afin d'avoir un plus grand inventaire avant le début des marchés de Noël.

Saguenay–Lac-St-Jean

Économie