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Dernière journée de travail pour le directeur du SPS, Robert Pednault

Robert Pedneault

Photo : Radio-Canada Estrie

Radio-Canada

Après plus de 35 ans au sein du Service de police de Sherbrooke (SPS), le directeur Robert Pednault accroche son ceinturon, vendredi.

Robert Pednault affirme qu'il quitte le métier avec le sentiment du devoir accompli, après deux ans à la tête du corps policier.

« On a un excellent service de police. En deux ans, avec toute mon équipe, on a réussi à bien faire les choses et on a même gagné des prix », souligne-t-il.

L'harmonie est notamment revenue au sein des équipes, après des années de tension. C'était d'ailleurs l'un des premiers mandats que la direction lui avait donné lorsqu'il est devenu directeur adjoint des opérations.

« J'avais été beaucoup impliqué au niveau des opérations auprès des policiers. De ramener un dialogue avec le syndicat dans un premier temps, et puis travailler certains dossiers un peu plus complexes, explique-t-il. Mais ce n'est pas le travail d'un seul homme, c'est vraiment un travail d'équipe. »

S'il part aujourd'hui, alors qu'il n'a que 56 ans, c'est entre autres parce que « ça va bien, on est sur une belle lancée. »

« J'aurais été très mal à l'aise de quitter à un moment où j'aurais eu l'impression d'abandonner mes collègues. Quand ça va bien, c'est un bon moment pour partir. »

Continuer comme enseignant

Robert Pednault a déjà donné de la formation à plusieurs reprises, une affectation qu'il adorait. Il n'est pas dit qu'il ne retournera pas à cette passion.

« Ça semble s'enligner pour ça, que j'aille ici au département de techniques policières pour enseigner aux jeunes, et ce, dès septembre », admet-il.

Il soutient d'ailleurs que cela constituerait une suite logique, de « redonner ce que j'ai reçu, il y a 35, 36 ans. »

Un métier qui devient de plus en plus difficile

Même s'il soutient qu'il ne part pas parce qu'il a perdu la flamme, il admet que le métier n'est plus ce qu'il était. Les policiers sont confrontés à une réalité bien différente. Et des événements comme la fusillade de Dallas dans la nuit de jeudi, où cinq agents ont été tués, sont inquiétants, admet-il.

« Le contexte est un peu différent aux États-Unis, à cause des armes à feu qui sont en circulation. Mais il reste que le travail policier est de plus en plus complexe. »

Robert Pednault, directeur sortant du Service de police de Sherbrooke

Robert Pednault, directeur sortant du Service de police de Sherbrooke

Photo : ICI Estrie

Les policiers sont jugés, qu'ils fassent une action, qu'il ne la fasse pas. L'omniprésence des caméras amène une pression additionnelle. Il y a beaucoup plus de problèmes de santé mentale. Juste ici dans le Service de police de Sherbrooke, les policiers passent plus de 7 heures par jour à traiter des problèmes de santé mentale.

Robert Pednault, directeur du SPS

Il soutient que le métier n'ira pas en se simplifiant, notamment avec l'amplification du phénomène de radicalisation. Mais il reste optimiste.

« Je pense que les policiers sont bien formés et qu'il faut s'assurer que les citoyens reçoivent le meilleur service possible. »

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