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Crise immobilière de Vancouver : 5 % des acheteurs sont étrangers

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Le ministre des Finances Mike de Jong affirme que 5% des acheteurs sont des ressortissants étrangers et que la plupart d'entre eux sont Chinois.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre des Finances de la Colombie-Britannique, Mike de Jong, affirme que 5 % des investissements en immobilier à Vancouver sont faits par des investisseurs étrangers dont la plupart sont des ressortissants chinois. 

Cette annonce a été faite à la suite d'une étude de la Colombie-Britannique sur les transactions immobilières effectuées dans la province du 10 au 29 juin.

Les investissements étrangers sont souvent montrés du doigt comme étant la principale cause de la flambée des prix de l'immobilier dans le Grand Vancouver. Le gouvernement provincial s'était engagé à trouver les données exactes sur la provenance des investisseurs immobiliers dans la province.

À l'échelle de la province, les investisseurs étrangers ne représentent que 3 % des 10 000 transactions effectuées pendant les trois semaines de l'enquête, selon les données présentées par le ministre.

Taux de transactions par des investisseurs étrangers par ville :

  • Vancouver : 5 %
  • Richmond: 14 %
  • Burnaby: 11 %
  • Surrey : 3 %

La présence d'investissements étrangers dans la province est maintenant claire, selon le ministre de Jong. « C'est vrai, c'est réel, on a les faits », a dit le ministre à un journaliste lors de la conférence de presse. Le ministre affirme néanmoins que les résultats sont préliminaires puisque l'enquête ne contient que des données récoltées sur 20 jours.

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La ville de Richmond en banlieue de Vancouver a le taux le plus élevé d'acheteurs étrangers, c'est-à-dire 14%.

Photo : Ville de Richmond

Le gouvernement a eu accès à ces informations grâce à une règle entrée en vigueur le 10 juin dernier qui force les acheteurs à divulguer s'ils sont de nationalité canadienne ou des résidents permanents. Ceux qui ne le sont pas doivent indiquer leur citoyenneté.

L'étude démontre aussi que les maisons achetées par les ressortissants ont un prix moyen de 1,1 million de dollars alors que celles achetées par les Canadiens ont un prix moyen de 750 000 $.

L'étude critiquée par l'opposition

Le parti néo-démocrate provincial affirme que cette sortie prouve que le gouvernement improvise face à la crise du logement. Le chef du parti John Horgan remet en question la qualité de l'étude et affirme qu'elle ne permet pas de mieux comprendre le problème.

« La première ministre Christy Clark a mis de côté toutes les études sérieuses sur la crise du logement qui touche notre province, dit-il. Mais aujourd'hui, son gouvernement annonce les résultats d'une étude faite en 19 jours seulement et tente de faire croire que les résultats sont certains ».

Le critique néo-démocrate en matière de logement David Eby affirme que le problème n'est pas la nationalité des acheteurs. « Le problème, c'est qu'il y a des acheteurs qui sont résidents permanents, mais qui ne payent aucune taxe en Colombie-Britannique », affirme-t-il.

Le NPD demande l'imposition d'une taxe de 2 % sur le prix des maisons pour les propriétaires qui ne payent pas d'impôt en Colombie-Britannique.

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